Résumé de : VILLENEUVE les AVIGNON -Chemin des Castors

Brrrrrrrr, le mistral est là, avec un jour d'avance demain c'est l'hiver. Bof, le soleil hivernal va activer les gambettes des 8 marcheurs d'aujourd'hui. Départ du parking du complexe sportif de Villeneuve les Avignon et c'est parti. On laisse le camping sur notre gauche et par la petite route arrivons au canal des castors. Nous le longeons et au bout dans un virage sur un petit parking descendons un chemin goudronné vers une maison dit le "petit reposoir". Rejoignons le Rhône, la colline nous domine avec son petit clocheton du château pointu. Débouchons sur le bord de la route et faisons un aller retour au-dessus du barrage de Villeneuve. Le bruit est assourdissant et les eaux tumultueuses impressionantes. Nous rejoignons le petit canal que nous suivons et apercevons des cygnes qui ne craignent pas l'eau froide. Arrivée vers le petit pont nous suivons la petite route de la Grande Bastide. Sur notre gauche des vergers où quelques pommiers ont encore de rares fruits, plus loin au hameau de la Grande Bastide une belle batisse chauffe ses pierres au soleil. On peut comprendre pourquoi le lieu s'appelle ainsi. Toujours sur la petite route nous apercevons des champs où les courges butternut ont été ramassées à part quelques unes qui sont encore sur le terrain. Puis nous allons passer sous la voie de chemin de fer et arriver dans le village de Four. Nous avons la chance de découvrir l'église de Four et la personne présente dans ce lieu nous fait une description très intéressante sur l'histoire de cette édifice et le village en général. La chapelle du Collège d'Annecy est une église des moniales du XIVe siècle, construite pour les Bénédictines de Notre-Dame des Fours. Le couvent des Bénédictines a été fondé en 1239 par Mabille d'Albaron, au hameau de Four, sur la commune de Sauveterre. Tout au long du XIIIe siècle et dans la première moitié du XIVe siècle, les Bénédictines entretiennent des relations privilégiées avec Avignon. Après 1350, les temps deviennent incertains pour des couvents installés en campagne. Les Bénédictines de Four choisissent le repli sur le centre d'Avignon. Leur départ a lieu entre 1363 et 1366, puisque dès 1367 elles sont installées dans la rue de la Vieille Blanquerie. Une noble dame, Mabile d'Albaron reçut en don, l'église en question. A charge pour elle de construire un monastère de religieuses bénédictines, dont elle serait la prieure sous l'autorité de l'évêque d'Avignon. Mabile d'Albaron n'a pu terminer sa tâche, car la mort vint la surprendre en juin 1239, jour d'une éclipse de soleil. Ainsi était né le monastère des religieuses bénédictines de Notre Dame des Fours. Dans ce hameau a été également découvert de très nombreuses amphores lors de travaux. Il y aurait eu une une fabrique d'amphores à Four. Traversons le hameau puis à gauche le chemin des Abeilles qui monte bien, pour aboutir sur un plateau où la vue s'étend largement, sur la carrière de Villeneuve, Le Mont Ventoux enneigé et la ville d'Avignon au loin. Le vent est bien présent sur cette hauteur, aussi dans un repli du terrain un peu en contre-bas de la piste nous trouvons un petit coin bien à l'abri pour midi. Nos Mères Noël et presque tous les participants ont apporté de délicieuses friandises, chocolats divers, petits gâteaux, bref, que des douceurs pour nous permettre de reprendre le chemin après ces agapes. Poursuite sur le chemin de Safrus et après la dernière maison du hameau, nous montons au clocheton du Château Pointu, apperçu ce matin. Cette construction est en partie dégradée, taguée, mais quel point de vue !!! Le barrage, le Rhône, les Dentelles de Montmirail, Avignon, Villeneuve et le Fort St André et au bord du Rhône l'île des Papes, un panoramique magnifique. Nous prenons le chemin du retour mais nous allons aller sur la gauche par un petit sentier, tout près des falaises et admirer encore et encore ce spectacle. Toujours en descendant, rejoignons la piste pour arriver sur le bitume et les premières maisons de Villeneuve. Poursuite jusqu'à un rond-point et passage sous le petit pont et la voie ferrée, continuons dans le fond d'un petit ruisseau et débouchons sur le chemin de la Seigneurette. Le Fort St André nous domine en contre- jour, passage devant la picine et retrouvons le parking. Une journée splendide, petite provision de pommes et de butternut, et surtout un groupe partageant une délicieuse empathie. Renée et Raymond remercient toutes les personnes qui leur ont été fidèles cette année et nous vous souhaitons de très bonnes fêtes de fin d'année. A l'an prochain, pour de nouvelles aventures.

Randonnée : 13,8 km - 4 h 30 - 190 m

 

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