Résumé de : Marseille-Luminy-Calanques de Sugiton et Morgiou

Parcours de 18 km: Niveau 3 - pour très bons marcheurs. Quelques bonnes montées et descentes.
Bâtons très utiles et quelques passages à passer avec précaution dont un difficile.
Durée 5h30. Dénivelé : 250 m. Dénivelé montées cumulées 1600 m.

Départ de Cavaillon, il est 7h40. Je rejoins rapidement Marseille par l’autoroute, le plus dur comme d’habitude, c’est la traversée de la ville (à l’aller 1h20 en passant cette fois par le Tunnel Prado-Carrénage), pour rejoindre le Domaine de Luminy, ou j’arrive vers 9h30. Je me gare juste devant l’école des Beaux Arts et d’Architecture de Luminy, au départ du sentier.
Pas une minute à perdre et je pars d’un bon pas, il fait un peu plus frais qu’à l’habitude, 7°c, mais un temps superbe, le Mistral souffle à 30 km/h, pour l’instant. Traversée du Parc de Luminy en direction du Col de Sugiton, c’est une piste très agréable dans une forêt de pins d’Alep et de pins Pignon, de chênes verts, et à la flore protégée. J’y rencontrerai et croiserai quelques jogger, randonneurs et promeneurs sur cette piste. Après 1/4h, je suis au Col, et comme il y a beaucoup de monde au belvédère de la Table d’Orientation, je décide d’y aller au retour. Au lieu de prendre la piste balisée Sugiton « 4 pts rouge 6b », à droite du col, je prends la piste sur la gauche du col, qui passe à proximité des ruines du jas du Col de Sugiton, la piste bien tracée permet d’avoir une vue magnifique sur le Mont Puget et ses falaises, la Grande Candelle et son Candelon, l’Aiguille du Sugiton et le belvédère, la côte découpée qui s’enfonce dans la Belle Bleue, l’Ile de Riou, le Cap de Morgiou. Des massifs de Bruyère un peu partout et des Globulaires d’Alep qui refleurissent, passage devant l’embranchement du GR qui monte à gauche après l’épingle, vers le Col de la Grande Candelle. Poursuite après la barrière par le sentier balisé « 6 rouge » qui passe au-dessus de la Falaise des Toits, en direction de La Lèque, c’est un superbe sentier, parfois en aplomb des falaises, sans danger au pied des falaises de la Grande Candelle, avec une vue magique sur la Calanque du Sugiton et son Torpilleur, le Cap Morgiou et le large. Le vent s’est levé et souffle à 50-60 km/h. Je m’arrêterai sagement au panneau signalant la zone dangereuse de la Lèque et de l’Œil de Verre suite à des éboulements, au lieu dit : au belvédère de la Tour de Pise. Retour par le même sentier, jusqu’à la barrière, remonter 50 m et prendre le sentier sur la gauche mal balisé au départ, qui descend par une draille pour rejoindre le pied de la Falaise des Toits. Attention 1er passage difficile de 50 m, ou il faut mettre les mains, car le dénivelé est important et il faut s’accrocher. Arrivé au pied de la falaise, le sentier longe le mur vertical et là, je comprends pourquoi elle se nomme, Falaise des Toits, le haut de la falaise faisant une avancée, comme une casquette sur un chalet. J’y croiserai 4 grimpeurs matinaux prêts à défier
les 50 à 70 m de mur, impressionnant, puis je rejoins la piste descendant du col de Sugiton, au belvédère de la Falaise des Toits « FT ». Pour rejoindre la Calanque de Sugiton, il faut prendre à gauche au pied de la falaise, le sentier qui la longe, et par un sentier balisé, borné par des pieux de bois mis en place pour la protection de la flore, vous guide jusqu’au belvédère de la Calanque des Pierres tombées interdite d’accès à cause des risques d’éboulement et la Calanque de Sugiton. Là je rencontrerai un groupe de randonneurs en pause de 11h00, et en repartant des lycéens italiens en sortie. Devant la beauté du site, je ferai moi aussi une pause. La Calanque du Sugiton, est le lieu retiré idéal pour la baignade, l’eau bleu vert d’Iroise, selon la profondeur, avec le Torpilleur en face demande à ce que ce lieu soit respecté et protégé. Puis je remonterai un peu avant de prendre sur la gauche, le sentier qui contourne la calanque et passe au pied du massif de l’Aiguille du Sugiton et permet de regagner Morgiou. Il faudra passer une 2ème petite difficulté, l’échelle et la chaîne, pour franchir une barre rocheuse, le sentier se poursuit en corniche avec de beaux points de vue sur la calanque, les falaises de la Grande Candelle, les falaises du Devenson, le plateau de Castel Vieil, les Soubeyranes avant de basculer sur l’autre versant du Sugiton. Cette fois, c’est face à la Crête et le Cap de Morgiou, sa calanque que nous nous trouvons, le vent redouble d’intensité
entre 60 et 90 km/h en rafales. Une 3ème difficulté, un peu plus difficile à franchir, une barre rocheuse à désescalader sur 10 m environ, sans chaîne, mais avec des prises pour s’accrocher. Faire attention tout de même. Après le sentier se poursuit sans difficulté en balcon au-dessus de la mer et après passage à la petite grotte au pied d’une falaise dominant le fond de la calanque, puis à la petite plage abritée, je rejoindrai le port de Morgiou, presque désert, en cette saison. Il est midi, je décide de poursuivre jusqu’au Fortin du Cap Morgiou. Passage de l’autre côté de la Calanque et au bout près de la digue, je prends le sentier qui commence par une petite escalade des rochers, avant de passer entre les cabanons aménagé sur les hauteurs en direction du Col du renard. Le sentier s’élève sans difficulté, seule les 50 derniers mètres sont un peu plus pentus. Au Col c’est la tourment, le vent souffle et je suis balloté par les rafales, je cherche un coin abrité pour manger dans un creux de rocher près d’un pin. Il est 12h30. Mon tee-shirt est trempé, il faut dire que je suis parti avec, par-dessus, une polaire et l’anorak, les gants et la casquette polaire. Bien qu’ayant ouvert les fermetures éclairs, j’ai transpiré comme dans un sauna. Je l’enlève et renfile vite la polaire. J’essayerai bien de le faire sécher, mais rien ni fera, ni le vent, ni le soleil n’y arriveront en ½ heure. Après cette pause de remise en forme, je pars à l’assaut du Fortin du Cap, pas difficile, le sentier bien tracé et peu de dénivelé, me permet de gagner les remparts rapidement. La vue est superbe, les couleurs exceptionnelles, il n’y a qu’à voir les photos, je mitraille, de la Calanque de Sugiton à Toulon, tout est visible : le Mont Puget, la Falaise des Toits, les falaises de la Grande Candelle et son Candelon, les calanques de Sugiton et des Pierres tombées, le Torpilleur, la Lèque, les falaises du Devenson, le plateau de Castel Vieil, les falaises Soubeyranes, et le Sémaphore, le Bec de l’Aigle de la Ciotat, jusqu’à Toulon. Je verrai même le phare au large de Castel Vieil. De l’autre côté la Crête de Sormiou et le Cap Redon, l’Ile de Riou et un des Ilots de l’Empereur, battu par les flots, l’Ile Plane, et derrière l’Aiguille, le Col du Sugiton et son belvédère. Je ferai le tour du Cap en passant près des ruines des 2 anciennes batteries, et de la Calanque de la Triperie avec ses falaises tout le tour, de la pointe de la Voile au bout du Cap, ou se trouve immergée la célèbre grotte Cosquer. Puis ce sera le retour par le même chemin jusqu’à Morgiou, avec ce qu’on ne voit pas à l’aller on le voit au retour. A Morgiou reprendre le sentier du Cap de Sugiton sur environ 300 m, après la grotte, et prendre le sentier à gauche balisé rouge. Il se situe au-dessus de la 2ème digue du port de plaisance de MOrgiou, il monte à travers les pins en balcon, puis il il a une petite difficulté à franchir, une petite barre rocheuse avec un passage de chaîne 1-M, le sentier redevient facile et bien tracé, avec un belvédère exceptionnel au-dessus de Sormiou, 2 bifurcations pour descendre aussi à Sormiou, pas tracées sur ma carte, avant d’arriver au Col de Sugiton. J’irai au belvédère de Sugiton avec sa Table d’Orientation, déçu de la trouver massacrée par des imbéciles, qui n’ont rien de mieux à faire que de casser, au lieu d’admirer le paysage et le travail fait par la ville pour aménager le site. Au sommet c’est une vue panoramique à 360°, avec ce que l’on voit du Cap Morgiou, avec de l’altitude, il n’y a pas de mots pour dire combien c’est beau. Retour par la piste jusqu’à Luminy sur laquelle je croiserai pas mal de monde se promenant, les marseillais ont de la chance d’avoir à proximité de leur ville un cadre aussi idyllique que les calanques.
Fin de la randonnée, il est 15h30. Marseille tu m’as comblé de bonheur.
Une journée avec de superbes images, au pays du vent et des calanques, entre le bleu du ciel et de la Belle Bleue. Je vais en rêver toute la nuit…