Résumé de : Lamanon-Grottes de Calès-Château de la Reine Jeanne

Parcours de 16/17 km – Durée 5h30 + 1h00 visite +1h00 déj.
Dénivelé 210 m – Dénivelé cumulé 625m – Balade facile à part la longueur.


Situé au nord de Salon-de-Provence, bâti sur l'ancien lit de la Durance, adossé à une magnifique colline permettant de rejoindre le GR6 et de découvrir le site de Calès, aux portes des Alpilles, Lamanon est un village enchanteur où la qualité de vie et la convivialité restent des valeurs sures aux yeux des riverains.
Départ de l’église de Lamanon, montée par un sentier pavé, jusqu’au site de Calès, mais avant, faire 2 petits détours dans la montée, dans un virage sur la droite pour découvrir d’abord une ancienne carrière, elles sont nombreuses alentours, et les outils de taille y ont laissé les traces dans la roche. Un peu plus haut toujours sur la droite prendre une sente en sous-bois, en direction de la falaise, vous y découvrirez la aussi une autre carrières (restes des blocs taillés dans la falaise), et la grande baume du toboggan (car elle y ressemble), la traverser et rejoindre la montée caladée. Un peu plus haut les charrettes des carriers y ont laissé l’empreinte de leurs fers. Vous traverserez un canal bordé de pierres (il y en a un, un peu plus haut), qui servait à canaliser les eaux de pluie vers le village. Sur le sommet de la colline, avant de pénétrer dans l’enceinte du Castelas, arrêtez-vous au rocher percé sur votre droite, faites-en le tour. Il a été d’abord travaillé par l’érosion, puis creusé par les carriers et enfin transformé en habitation troglodytique par les habitants des lieux. C’est un peu ce que vous allez découvrir partout dans l’enclos du Cirque de Calès, où l’érosion et les hommes ont façonné ce site exceptionnel. Après être passé la porte Sud du mur d’enceinte, des restes d’un château fort, nous découvrirons les maisons troglodytes creusées dans les falaises adjacentes, dans des grottes façonnées par l’érosion au cours des millénaires.
Site de Calès
« Les grottes de Calès constituent un remarquable ensemble troglodytique. On en a dénombré 116, dont 58 à l’intérieur du Cirque. Il s’agit d’anciennes carrières exploitées lors de la construction du château médiéval. Elles ont été aménagées par la suite en dépendances et en habitations. Au Moyen-âge, vers 1245, elles formaient un véritable village d’environ 200 âmes. Elles ont été abandonnées à la fin du XVIème siècle. Le Château Médiéval se dressait sur le rocher de Calès qui domine le Cirque à l’Ouest. Construit au XIIème siècle, démoli plus ou moins, au XIVème siècle, il fut restauré à la fin du XVème siècle par la Famille Roux de Lamanon. Il fut détruit pendant les guerres de religion en 1586 ».
Les Vestiges du Château Féodal-Historique.
« À 208 m d'altitude, le château féodal fut construit sur un piton rocheux qui domine la plaine de la Durance au nord et, au Sud, la Crau. Il se dressait à environ 25 m au-dessus du cirque. A l'angle Ouest. Les vestiges de cet ensemble fortifié restent accrochés aux falaises abruptes servant elles-mêmes de remparts naturels. La porte Sud (début XIIIème) est remarquable par ses huit corbeaux et ses mâchicoulis. Le château fut construit à la fin du Xllème siècle, par Pons de Brugérias, seigneur catalan et nouveau seigneur d'Alamanon. Sa descendance, issue de ses deux fils, Pons d'Alamanon, seigneur de Rognes, et Bertrand d'Alamanon, seigneur et troubadour, s'illustrera dans l'histoire de la Provence jusqu'au XVIIème siècle. Certains dans l'art militaire, d'autres dans le sacerdoce. Au XVème siècle, d'autres familles se lieront à celle des D'Alamanon. Le château était aménagé pour résister. Lieu de refuge à l'époque des "Grandes Compagnies" (deuxième moitié du XIVème siècle), il était réputé imprenable. Lors des guerres de Religion, en 1586, les protestants, affaiblis par le succès des catholiques conduits par Hubert de Vins, demandent du secours à leurs frères du Languedoc qui leurs envoient des bandes de mercenaires pillards pour s'en débarrasser. Pami ces bandes se trouve celle de Cartier, natif d'Alleins, qui, traquée à son tour par Hubert de Vins, vient se réfugier avec sa compagnie de mercenaires dans le château inoccupé. Malgré le renfort des canons du château de l'Empéri, après un mois de siège, Hubert de Vins put en prendre possession, grâce à la trahison d'un lieutenant de la compagnie de Cartier. Le château fut détruit presque en totalité sur ses ordres les 13 et 14 août 1586. Il n'y eut plus d'habitants à Calès. La statue de la Vierge à l`enfant a été érigée en 1866 par le marquis de Panisse-Passis sur l'emplacement du donjon ».

En résumé, ce site de plus de 100 grottes, fut habité au moyen-âge, par plus de 200 âmes, jusqu’en 1586, et peu à peu abandonné.

Le Cirque et les Grottes de Calès-Historique.
« Ces grottes, dont les aménagements étaient prédéfinis, sont le résultat d'un creusement par des carriers qualifiés.
Il existait des grottes d'habitation (1) et des grottes alimentaires (2).
1-Ces habitations étaient complétées par une avancée en bois, dont on peut voir encore l'emplacement des poutres au-dessous des gouttières creusées dans le rocher. Ces dernières ou "larmiers" servaient à récupérer les eaux de ruissellement, d'une part, et, d'autre part, à protéger ces avancées. De nombreux aménagements intérieurs ont été réalisés: niches, anneaux de suspension, silos...Elles ont été creusées, en laissant les pans nécessaires à l'aménagement prévu.
2-Dans les grottes alimentaires au plafond des anneaux de suspension au plafond (griffes), devait servir à déplacer à l’aide de palans les stocks de céréales stockées. Sur certaines cuves, on aperçoit encore à l’intérieur de celles-ci, des traces de chaux, qui servait à les imperméabiliser, avec à leur base, un trou de vidange ».


Nous ferons donc le tour du Cirque de Calès, en passant par son centre, où se trouve un îlot rocheux dans lequel on peut y découvrir de grands bassins d’eau, taillés dans la pierre, et un tribunal de plein air, taillé dans le rocher, surplombé d’un vieux chêne.

Le Tribunal
« Cette salle, actuellement à ciel ouvert, creusée sur un ensemble rocheux, était voûtée : on peut encore apercevoir les traces d'encastrement des anciens piliers, et y voir quatre salles de petite taille, côté nord. Salle à vocation sociale : délibération de la communauté, lieu de justice, elle comporte à sa base 6 habitations troglodytiques. Elle mesure environ 10 m x 5 m, mais n'est pas rectangulaire.
Le bloc des cuves
Ce bloc des cuves est composé de deux grandes cuves chacune communiquant par un petit orifice avec un petit bac de décantation.
La Redoute
Bloc rocheux cassé en deux. La partie encore en place est surmontée d'un muret qui supportait un toit. La partie abattue comprend une marche et une porte avec sa feuillure. Cette construction protégée devait probablement servir de réserve de nourriture ou de dépôt d'objets de valeur ».


Fin de cette 1ère partie, de la visite, nous allons monter jusqu’au sommet de la falaise Ouest, en ressortant par la porte Sud, prendre tout de suite la montée caladée à droite, qui traverse les ruines du donjon, entouré de nombreuses grottes, d’où vous découvrirez un superbe point de vue sur le Cirque de Calès, la grande arche sous laquelle se trouvent 2 cuves vinaires, avant de gagner le sommet, où a été érigé en 1856, une statue de la vierge et l’enfant. Du sommet la vue est superbe sur le village et château de Lamanon, la colline de Roquerousse, le Luberon, le Val de Durance … et de l’autre côté sur les Hautes Plaines d’Orgon …Nous redescendrons et franchirons la porte Nord-ouest du site, pour rejoindre le cirque de Calès, passerons la Porte Nord pour descendre vers la Chapelle et la Source St Denis.

La Chapelle St Denis.
"En 1156 elle se nomme St Marcellin (Bulle du Pape Adrien IV), elle a été restaurée et agrandie au XVème S. C’est le témoignage le mieux conservé de l’occupation médiévale du site, elle a été sauvée grâce à des restaurations successives au fil des siècles et plus récemment de 1989 à 1999. Ouverte les 1ers dimanches d’Avril à Juin, et à l’occasion de manifestations culturelles ponctuelles (journée du patrimoine, concert gratuit en Mai, etc…)".

Au bas du petit bois, poursuite à gauche par la piste, où nous passerons après 1/4h devant une ancienne carrière de pierre. Nous poursuivrons la piste du Verdelet jusqu’à la route D72 (entre Sénas et Eyguières), poursuivre en face par la piste, au bout, nous longerons la ferme des Cadenières, où sont parqués chevaux, moutons et ânes, puis au blocs de pierre le sentier longe une oliveraie avant de rejoindre une piste, prendre à droite 100m environ, puis la piste montante à gauche vers les ruines du Château de la Reine Jeanne. Dans la montée arrêtez-vous au pigeonnier, malgré l’effondrement de sa toiture de lauzes, les alvéoles du pigeonnier sont magnifiquement conservées, il y en a plus de 1200, et en sachant que la richesse du propriétaire était liée au nombre de pigeons qu’il possédait, celui-ci devait être riche. Poursuite par une sente pour couper à travers la garrigue et rejoindre plus haut la piste du Château de la Reine Jeanne, où nous ferons la pause déjeuner.

Ruines secrètes d’Eyguières
"Pourtant si proche du village d’Eyguières, le Castellas de Roquemartine est un lieu oublié. Perchées sur un éperon rocheux, les ruines du château ne sont pas sans rappeler celles des Baux. La foule de touristes en moins.Avec l’église, le Castellas et les Alpilles en toile de fond, la vue est grandiose. Inscrit aux monuments historiques en 1926, le site appartient à un propriétaire privé. Réunissant une chapelle et une place forte, ces vestiges grandioses sont d'un intérêt et d'une qualité exceptionnels bien que peu connus.
Un sentier qui entre dans la garrigue, vous mènera directement au pied du Castellas. Il faudra ensuite grimper dans la colline pour passer les oliviers et atteindre, après un petit raidillon, l'ancienne église de Roquemartine. Datée du Xème siècle, elle a subi l'outrage des siècles et des taggeurs. Son mauvais état ne l'empêche pas cependant de conserver, au milieu des broussailles, quelques belles voûtes portant encore les traces d'un revêtement ocre. On y discerne aussi des inscriptions qui conservent tout leur mystère. Sur la façade nord, gravées dans la pierre, on distingue des figures ésotériques. Une fois à l'église, l'ascension vers le château de la Reine Jeanne s'impose. Ce Castellas du XIIIème siècle aurait en effet appartenu à la célèbre Reine Jeanne, qui régna sur la Provence à l'époque médiévale. Ce lieu est déserté depuis des siècles et a beaucoup souffert. On y découvre encore les restes d'une impressionnante tour carrée à la construction soignée. Puis tout en haut, une grande salle d'apparat voûtée qui démontre que ce château n'était pas seulement un lieu de garnison occupé par des soudards".


C’est sous un soleil rayonnant, un ciel bleu azur, un bon repas bien arrosé (avec modération), café, pousse-café (encore avec modération), un panorama exceptionnel avec au Nord, le Luberon et le Ventoux recouvert de neige à son sommet, à l’Est le Massif de Roquerousse, le canal de Provence et l’A7, les Alpilles, et le massif des Opies à l’Ouest, la plaine de la Crau, Salon-de-Provence, au Sud. C’est après un petit tour d’horizon du château, et des ruines de la Chapelle de Roquemartine située juste en dessous, que nous redescendrons dans la Plaine des Cadenières (une autre possibilité étant de prendre le sentier de crêtes derrière la chapelle pour rejoindre la D72 et le GR6 : voir carte IGN un peu plus long mais avec une vue superbe).
Quant à nous, nous redescendrons dans la plaine des Cadenières, en passant devant l’ancien pigeonnier. Nous retraverserons la D72, (là, un chemin autrefois bien tracé permettait de prendre à 50m à gauche de la jonction, un raccourci pour rejoindre le GR6, nous l’avons pris, mais la fin de la jonction n’est plus entretenue et le sentier devient difficile sur les 50 derniers mètres). Je vous conseille de suivre le tracé de ma carte, en prenant la D72, à droite sur 300m, pour rejoindre le bas du GR6 à gauche. La montée se fait sur une piste forestière avec de beaux points de vue et monte sous les lignes de haute tension, jusqu’au Défens d’Eyguières, pour atteindre le pylône et l’émetteur, au bord des falaises du cirque de Borme. Puis nous redescendrons par le GR6 en pente douce, jusqu’au Cirque de Calès, en passant devant la grotte des Voleurs. Redescendre vers la Chapelle St Denis, là prendre la piste à droite qui permet de rejoindre la Vigie, au-dessus du site de Calès.Dans la montée arrêtez-vous aux ruines des

Chapelles jumelées Ste Marie et St Jean
"Ces 2 chapelles en ruines qui datent des XI et XIIèmes S., sont situées sur le versant Nord de la Colline, dans la montée vers le plateau St Jean. Des éléments d’un édifice romain et de nombreuses céramiques (de l’âge du fer), y ont été trouvés, et sont exposés au Musée de Calès de Lamanon. Elles ont bénéficié de travaux de consolidations en 2003".


Poursuivez jusqu’à la citerne, juste avant sur la droite, une sente mène au bord de la falaise d’où vous aurez une belle vue d’ensemble du Cirque de Calès. Après la citerne, prendre à gauche une sente qui vous conduit au pied d’un escalier dont les marches ont été taillées dans le rocher, il vous amène, juste sous la Vigie. Tout près la Table d’Orientation, d’où la vue est à 360°. Ensuite c’est le retour, si vous avez encore un peu de temps, une sente permet d’aller jusqu’à l’extrémité Nord du Rocher de Calès.
Puis, c’est la descente jusqu’à Lamanon.

Lamanon
"C'est en 1745 que le marquis Marck Tripoli de Panisse obtint du roi l'autorisation de construire ce village. Cinquante maisons furent construites à proximité du château pour loger les ouvriers agricoles et leurs familles. C'est en 1660 qu'un des seigneurs de Cadenet construit le château. L'église fut achevée en 1783 et restaurée en 1988. Le 13 mai 1557, Adam de Craponne, ingénieur du roi, en déviant la Durance en aval de Cadenet permit à l'eau d'irriguer le village, permettant ainsi l'essor économique de celui-ci. La famille des "LAMANON" fut anoblie en 1572 avec le titre de coseigneur de Lamanon. Ses deux membres les plus célèbres furent Auguste (1748-1820) et Robert (1752-1787), ce dernier, botaniste et physicien, fut massacré par des indigènes à Maouna".

Le Platane géant de Lamanon
"Le platane géant de Lamanon est un platanus hispanica ou platane commun. Il mesure environ 25 mètres de hauteur et sa frondaison s'étend sur 1 250 m². Son tronc a une circonférence de 8 mètres. Il fait partie des Arbres remarquables de France. Le 26 février 1918 il est classé site et monument naturel de caractère artistique.Il se trouve dans le parc en face du château de Lamanon.
Il y a peu d'informations sur cet arbre, on dit qu'il a été planté au XVIème siècle par Catherine de Médicis, venue rendre visite à Nostradamus".


Quelle belle journée, nous étions 21, 3 photographes, vous comprendrez pourquoi il y a tant de photos sur le site, mais nous en avons pris plein les yeux.
Merci à tous ceux d’Internet, qui m’ont permis de faire ces reconstitutions historiques, qui vous permettrons de ne pas visiter ces lieux en dilettants.