Résumé de : Rocsalière-Rocher des Druides-Chapelle Santonne-Château de Buoux-Claparèdes-R

Parcours : 16.5 km - Dénivelé: 195 m - Dénivelé cumulé 745 m
Durée 5h00 + 3/4h visite + 3/4h déj. - Difficulté : moyenne

Départ du hameau de Rocsalière.
Nota : 1 ou 2 places maximum de stationnement de véhicules dans le hameau. Il est conseillé de s’arrêter 300m avant d’arriver au hameau, sur une petite aire de stationnement aménagée sur la gauche de la route en montant d’Apt.
Descendre par le sentier caladé à gauche du panneau de la croisée des chemins-Rocsalière-457m, puis franchir en bas une petite passerelle, qui enjambe le ru de Rocsalière, plus bas un beau point de vue sur le hameau de Rocsalière. A la croisée des chemins-Rocher des Druides-483m, poursuivre tout droit, pour arriver au pied du Rocher des Druides, passer sous un porche, et découverte des ruines d’un habitat troglodytique avec ses ouvertures et encadrements de fenêtres, d’un étages, de cloisonnements, d’une cuve vinaire… et le tunnel traversant le Rocher des Druides, accessible par une ouverture de porte d’entrée donnant sur une pièce totalement creusée dans la roche, dans laquelle les marches d’un escalier lui aussi creusé dans le rocher débouche par une ouverture de porte sur une magnifique clairière.
Après une recherche historique, je vous transmets ce que j’ai pu trouver sur le moteur de recherche Google « Rocher des Druides Rocsalière » Histoire d'Apt - Page 34 - Résultats Google Recherche de Livres-books.google.fr/books?id=DECyjKoaockC - Elzéar Boze – 1813.
« Mr. de Remerville avance très sérieusement qu'il n`est pas impossible que cette partie de la contrée où se trouve située la petite ville de Bonnieux, ait été anciennement appelée « Vallis Magorum », c'est-à-dire, la Vallée des Mages ou des Magiciens, du nom de ce roi. Quoi qu'il en soit, après qu'il eut régné 61 ans, Saronides, l`aîné de ses enfants, lui succéda. Celui-ci rendit son nom célèbre, par les sciences qu'il enseigna à ses disciples, nommés « les Philosophes Saronides ». Il régna 54 ans. Druis, ne lui fut pas inférieur en mérite, et le surpassa même en piété et en connaissances religieuses. Il introduisit l'usage de la consécration des forêts, qui depuis furent regardées comme les sanctuaires de la divinité. C'est de lui que les Druides, ses disciples apprirent à chercher le gui de chêne, et à le recevoir dans une robe de laine blanche, après l'avoir coupé le 6ème jour de la lune, avec une serpette d`or. L`étude de la morale et des sciences naturelles, dont ils faisaient profession, les rendirent si puissants par la suite, et leur mérita si bien l'estime et la confiance de la nation, qu'ils en devinrent tout à-la-fois, les prêtres, les juges et les philosophes. On prétend que le roi Druis, consacra dans le terroir d'Apt, une grande forêt de chênes, où il commença de pratiquer les cérémonies de son nouveau culte. Cette forêt fut longtemps l'objet de la vénération des peuples voisins; elle était située au pied du Luberon, aux environs de cette chaîne de rochers taillés à pic, qui s'élèvent au-dessus du vallon de Rocsalière: on y voit encore dans le roc la place d'un autel, où l'on assure que les Druides offraient leurs sacrifices. Bardus, qui fut le successeur de son père Druís, ne se rendit pas moins célèbre. Il donna des leçons de poésie et de musique à plusieurs de ses sujets. Ceux -ci prirent son nom par la suite, et acquirent bientôt parmi les Celtes, autant de crédit et de réputation que les Druides mêmes. Quelques auteurs leur donnent encore la qualité de prêtres et l’intendance des sacrifices. On voit à quelques distances de la ville, entre le midi et le levant, une colline escarpée, dont l'aspect est encore sauvage, quoique depuis longtemps défrichée. On présume, que c'est là qu'ils ont tenu leurs premières académies. Un endroit même a conservé leur nom, et s`appelle encore vulgairement « les Imbardes »; ce qui prouve qu`ils y ont eu des habitations, quoi que apparemment dans des temps plus modernes ».
Au bout de la clairière, à gauche, près d’un grand chêne, prendre la sente qui monte face à la paroi rocheuse et passe au-dessus de la falaise. Un peu plus haut arrêtez-vous à droite sur un petit belvédère qui domine la vallée et la ville d’Apt, et d’où vous pourrez voir jusqu’à St Saturnin-lès-Apt, les Mts de Vaucluse, à droite, le dessus du Rocher des Druides, le Rocher et hameau de Rocsalière, et sur la gauche, un grand mur de pierres avec une borie-vigie au centre, sur une falaise en bordure du plateau des Claparèdes, entre 2 émetteurs téléphoniques. Poursuivre le sentier qui rejoint un peu plus loin, la piste à la croisée des chemins-les Claparèdes-555m. Prendre la piste à droite, sur 500m, puis le sentier derrière la piste de l’émetteur, sous la haie d’arbres à droite, barrée par un câble, il descend vers le mur en bordure de falaise ou se trouve la borie-vigie. Au 1er virage, prendre tout droit à travers la végétation pour y arriver. De là, beau point de vue sur la vallée et ville d’Apt, les Rochers des Druides, de Rocsalière et de Saignon. Retour par le même chemin regardez sur la droite en remontant, vous y découvrirez une belle borie-1C. Prendre en face, la piste au travers des champs de lavande, vers l’Ouest en direction du hameau de Claparèdes. En bas du hameau, prendre la piste à droite qui passe en dessous des falaises ravinées des Claparèdes, ne manquez pas dans les épingles avant d’arriver aux Agnels, dans les épingles sur votre droite, à 30m de la piste un habitat troglodytique-1A. Poursuivre la descente jusqu’à la route D113, la traverser et entrez dans le hameau des Agnels, surtout constitué des bâtiments de la distillerie de lavande des Agnels que vous pouvez visiter. Poursuivre derrière la maison au-dessus du magasin d’exposition, en passant les escaliers, vous rejoignez ainsi rapidement la petite route en contrebas. De là, prendre à droite, 150m et sur la gauche, à la cerisaie, le chemin de la Santonne. Arrivé à la haie d’arbres, vous dominé la Chapelle, qui a tout l’air d’une soucoupe volante, poursuivre la piste, un peu plus loin , vous rejoignez l’allée qui y mène. C’est la vraie surprise de la balade apportée par cette étonnante chapelle de la Santonne. Un lieu de culte tout à fait contemporain, œuvre de Roger Petit, professeur d'Anglais (d'où les offices en anglais également) et amateur d'art moderne, qui a passé une partie de sa vie à la bâtir. Ne la manquez pas, avec sa façade en forme de poisson recouverte de magnifiques vitraux, poussez la porte vitrée, c’est encore plus beau à l’intérieur, avec ses mosaïques en pierre de couleurs, son autel et son bénitier très modernes, son Christ, sculpture dans un tronc d’olivier magnifique…
Retour sur vos pas quelques centaines de mètres pour rejoindre la piste des Coulets, prendre à droite pour rejoindre le petit ruisseau de la Combe Robert, grimper la piste de l’Espitalet, pour rejoindre l’ancienne chapelle des Tourettes, restaurée, accolée à une belle propriété, avec un grand bassin-fontaine. Un petit détour possible jusqu’à l’ancien Château des Tourettes. A la croisée des chemins-Château des Tourettes-425m, prendre à gauche et monter en direction des Picatiers. A la croisée des chemins-les Picatiers-528m, faire un petit détour à droite, (direction les Tourettes) pour découvrir à 100m plus bas, sur la droite du sentier, un aiguier-P, fermé de captage d’une source, et de l’autre côté à 100m dans le bois un peu plus bas une belle borie-P, recouverte de mousse.
Revenir sur vos pas, rejoindre la route en direction de Buoux-la Chapelle Ste Marie. Traversez la D232, sur le plateau des Claparèdes, en direction du Château de Buoux par la route qui descend vers le Jas, elle passe devant une source captée (observez la rainure de captage de l’eau suintant de la roche, pour la ramener vers le bassin). Une grande dalle rocheuse à votre droite sur le versant opposé de molasse calcaire, sous le lieu-dit les Bories et un grand bassin circulaire au fond de la combe. Après le Jas sur la droite sur une autre dalle rocheuse, vous pourrez découvrir des ½ sphères rocheuses dures ayant la forme d’œufs de dinosaures, qui apparaissent çà et là, sur la molasse calcaire plus friable. Malheureusement de nombreuses boules ont été pillées par des vandales. Juste en face le Château de Buoux dit de « l’Environnement » en pleine restauration.
Château de Buoux-Historique :
« Edifié au début du XVIème siècle sur la voie antique reliant Apt à Marseille, ce château a connu une histoire mouvementée au gré des changements de propriétaires. Ainsi, la famille Pontevès a d'abord érigé le corps du logis, les enceintes et portails au sud ou les bâtiments annexes â l'entrée. Au XVIlème siècle, Louis de Pontevès devient marquis de Buoux et le château, une confortable demeure aristocratique. Elle fait l'objet d'agrandissements, d'embellissement des parties intérieures (gypseries, fresques) et d'aménagements extérieurs fastueux jardins à la française). Au XVIIIème siècle, Jean-François Elzéar lance une grande campagne de reconstruction du château.
De ces travaux, aboutit l'adjonction de ce que l'on nomme l'aile XVIIIème, mais qui ne sera jamais achevée. A l'aube de la Révolution française, le château fait l'objet de multiples ventes et en 1816, il est acquis par la famille d'Anselme, qui le conservera plus d'un siècle. En 1986, le Parc naturel régional du Luberon achète l'édifice pour créer le Château de l'Environnement : un centre d'accueil et d'éducation à I‘environnement et au patrimoine pour le public scolaire. Plusieurs tranches de travaux se succèdent alors pour améliorer la capacité d'accueil et le confort des enfants. En 1996, le château et son domaine sont classés au titre des Monuments Historiques. Depuis 2009, un programme d'aménagement et de restauration de l'ensemble du site a été initié. Il prévoit notamment :
- l'aménagement de l'aile XVlIlème S., laissée inachevée depuis trois siècles.
- la création en extension en rez-de-jardin d'une grande salle de travail.
- la création d'hébergements en chambres doubles.

- la restauration des éléments de décors du XVIIème siècle du logis Renaissance et la réparation des équipements du Château de l'environnement.
- l'aménagement des jardins et stationnements. »

Après avoir contourné le château, nous prenons la piste de l’Ubac, sur 100m, jusqu’à la croisée des chemins-le Bosquet-449m, prendre à gauche en direction de la Chapelle Ste Marie. Le sentier monte en sous-bois, jusqu’à l'Eglise Sainte-Marie au milieu du cimetière de Buoux.
« Située au-dessus du village, sur le plateau des Claparèdes où s'amorce un promontoire dit "des Escounfines" (les confins). On y découvre cette petite église romane dédiée à Sainte-Marie. Elle est, dès le Moyen-Âge, l'église paroissiale, dont la situation en solitude peut apparaître aujourd'hui insolite. C'était, avant l'implantation de la petite agglomération actuelle (vers 1660), le lieu de culte correspondant alors aux besoins du château voisin et d'une population rurale dispersée. L'édifice (XII-XIIIèmes siècles) est joli, d'une sobre élégance architecturale: couverture en dalles imbriquées, clocher-mur à deux baies inégales, nef unique, abside voûtée en cul-de-four, portail plein cintre en bel appareil. L'autel a été tardivement (XVIIème siècle) surmonté d'un retable à la coquille St jacques et à encadrement et inscription dédicatoire. Au-dessus de l'arc triomphal du piédroit est une inscription lapidaire médiévale en "gothique initial". Autour de l'église sont, l'ancien et le nouveau cimetières. On aura à cœur de respecter le silence qu'impose cet espace de paix et d'avoir une pensée pour ceux, qui en ce lieu de repos, ont contribué à la vie quotidienne du paisible village de Buoux ».
Après en avoir fait le tour, prendre la piste à gauche qui va vers Respessat, traverser le hameau et rejoindre la D232 qui longe de nombreux champs de lavande, traverser le petit hameau de Justamont (propriété privée ? c’est ce que nous dira un propriétaire) avec son aiguier, sa fontaine, sa source et son réservoir d’eau à écluse, son puits et ses quelques maisons de pierre. Dès la sortie du hameau, on rejoint la piste des Claparèdes, prendre à gauche puis à droite, 100m plus loin un sentier en sous-bois qui vous ramène à la D114, que l’on descend sur 300m, emprunter le sentier à gauche qui coupe la 2ème épingle et rejoint la route, par un petit pont enjambant le ru, au-dessus de Rocsalière. Descendre la D114 sur 100m et prendre à droite, juste avant le panneau propriété privée, prendre à gauche sur la restanque qui va progressivement passer au-dessus de la falaise de Rocsalière. Au bout une très belle cabane en triangle, couverte de grosses pierres de lauzes, poursuivre jusqu’au bord de la falaise ou l’on découvre la petite guérite-vigie, juste au-dessus des habitations troglodytiques du hameau de Rocsalière. La pierre du linteau, monolithe est datée à l’intérieur de janvier 1844. Superbe point de vue sur la vallée et la ville d’Apt, St Saturnin-lès-Apt et les Monts de Vaucluse. Descendre en longeant le bord de la falaise, par une sente qui vous amène sur une terrasse en contrebas, ou se trouve les ruines d’un ancien habitat troglodytique en ruines. De là, rejoindre la route et le point de départ.
Fin d’une belle journée de repérage des lieux, mais il y a encore des choses à voir que nous ne manquerons pas lors de notre prochaine randonnée avec le groupe.