Résumé de : Niolon-La Côte Bleue par le sentier des douaniers-Niolon-Fort Haut-l'Everine-Méjean

Parcours de 11.1/11.5 km – Dénivelé 200 m – Dénivelé cumulé environ 900m
Parcours en montagnes russes, pour bons marcheurs, emportez suffisamment d’eau, à ne pas faire par grosse chaleur ou vent fort, ni après ou risques de pluie, ça serait dangereux. Quelques passages difficiles, dans des éboulis ou en balcons (ceux qui ont le vertige s’abstenir).
Durée 6h00 + 1h00 déj.

Le trajet commence en voiture, dès que nous empruntons la petite route départementale D48, 5 km avant de rejoindre le petit Port de Niolon. La route d’un revêtement irréprochable vaut le détour. D’abord traversée d’un paysage montagneux lunaire de garrigue exceptionnellement vert cette année, puis descente par des pentes à 10-15-20%, impossibilité de se croiser sur les 200 derniers mètres, route à vous couper le souffle, quand on semble basculer dans le vide lors d’un virage (mauvais conducteurs s’abstenir, et utilisez votre frein moteur en 1ère).
« Il y a des années, le chemin du bord de mer était réservé aux douaniers, à l’époque, personne n’aurait eu l’idée saugrenue de marcher pendant des heures sur des sentiers escarpés dans le seul but d’arriver sur une crique paradisiaque. Le Conservatoire du Littoral a aménagé le sentier par des marches bétonnées (parfois un peu hautes, au départ de Méjean), avec des barrières et des câbles. Quel que soit l’endroit où vous regarderez, la nature a fait tout son possible pour vous séduire ».
Les collines se découpent dans le ciel bleu azur, la Baie de Marseille et Notre-Dame de la Garde, les Iles du Frioul, et derrière, l’Ile de Riou et le massif de Marseilleveyre, la Côte Bleue se poursuit jusqu’à Carry-le- Rouet, avec sa ligne SNCF, rien ne dépareille dans ce cadre exceptionnel, avec ses viaducs et ses tunnels. La mer est d’un bleu incomparable, la Côte Bleue porte bien son nom et incite à la randonnée, la baignade, la pêche et la plongée. Il est cependant nécessaire de faire très attention aux risques de chutes de pierres, et de ne pas sortir des sentiers tracés, aux risques d’un accident.
(J’ai assisté en 2008, à l’hélitreuillage d’une personne, de la plage de l’Erevine, ayant fait une mauvaise chute, les pompiers ne pouvant transporter le blessé ni par terre, ni par mer).
Alors restez vigilants et prudents et portez des chaussures de randonnée, pas des chaussures à talons, des escarpins ou des tennis, comme nous l’avons vu sur le parcours, par des inconscients.
Nous sommes 15, pour ce parcours sortant un peu des sentiers battus. Même si cette balade à été un peu difficile pour certains, du fait de la montée au Fort haut de Niolon, puis de la descente difficile à la plage de l’Erevine et la remontée pour rejoindre le chemin des douaniers, vers Méjean, enfin l’égarement de 3 d’entre nous, nous avons tous passé une excellente journée. Nous garderons les bons souvenirs, il n’y a qu’à regarder les photos de cette randonnée, ou nous avons croisé, malgré tout, beaucoup de monde, pas que des contrebandiers, sur le sentier des douaniers.
Départ à 9h45 du parking, 200m après la Gare SNCF de Niolon, en direction de l’Ouest, jusqu’au premier Viaduc du vallon de Niolon, là nous prenons le sentier bien tracé qui monte perpendiculaire à la mer, passage d’un petit pont de pierre, puis montée en lacets sur 1,5 km avant d’atteindre le Fort Haut de Niolon, d’où la vue est imprenable et exceptionnelle sur 30 km vers la mer.
« De tout temps, les côtes soumises aux attaques barbaresques ont fait l’objet d’une surveillance maritime. Colbert, en 1681, oblige les paroisses proches de la mer à organiser un service de garde-côtes. Les paysans étaient transformés contre leur gré en militaires ! En 1890, ce sont des militaires qui se chargent de la garde de ces fortifications : bon nombre de batteries de la côte ont été délaissées au profit de celles des îles du Frioul, dont le tir repoussait d’autant plus loin un éventuel assaillant. Situé à 193 m, les bâtiments abandonnés apparaissent grands, nombreux, de construction géométrique et bicolore. Malgré l’abandon, le fort est encore en état ne datant que de 1881-1884 et sert de lieu d’entrainement des commandos et de services de sécurité nationale. Ses maçonneries de moellons clairs rehaussés par des parties en briques de terre cuite valent le déplacement. Quel dommage que ce lieu soit à l’abandon ! Face à la mer, on pouvait mettre 4 canons à longue portée (10500m) de calibre 24cm. A l’arrière, la Gorge était défendue par une caponnière à 2 niveaux de feux de mousqueterie (un casematé, l’autre à ciel ouvert). De là-haut, la vue sur l’Estaque et les Iles du Frioul est parfaitement dégagée, ce qui explique sans doute le choix de ce lieu pour la construction du fort. Juste en dessous on aperçoit la galerie souterraine des Rifflards, construite sur les exigences du Ministère de la Guerre, pour protéger la ligne de chemin de fer d’un éventuel obus trop court tiré de la batterie haute. Avait-il si peu confiance en ses tireurs ou ses armes ? Ou était-ce pour protéger la ligne des tirs venant de la mer et des risques d’éboulis ? ».
Après un petit tour du Fort, nous contournerons le fort pour voir le panorama, il est 10h45. Puis nous reviendrons sur nos pas pour prendre la piste derrière le fort, direction plein Nord. Après 750m, nous prendrons dans une épingle, le sentier raccourci, qui nous descendra près de la Ferme au fond d’une combe, construite au milieu de nulle part, pour rejoindre le Vallon de l’Everine (attention propriété privée, un sentier situé un peu avant, permet d’éviter de passer dans la zone privée). Dans ce vallon bien abrité le parfum de la Provence aiguise nos narines, des fleurs multicolores attirent nos regards, un vrai plaisir et sans difficulté. Après 1.5km, arrivée au Tunnel de l’Erevine, que nous traversons, avant d’emprunter les escaliers qui permettent de rejoindre le pied du viaduc. Là, il faut faire très attention jusqu’à la plage, dans l’éboulis qui permet de la rejoindre, car le sentier, mal entretenu, n’autorise aucun faux pas. Une fois en bas, c’est la récompense, car la plage de galets de l’Everine , aux couleurs bleu et vert turquoise, entourée de falaises blanches est un lieu exceptionnel. Il est 11h30, un peu tôt pour la pause déjeuner, nous nous y arrêtons quelques minutes. Nous poursuivons en traversant la plage, franchissons les blocs de rochers rouge, près de la Tour carrée de la Batterie et l’Ile d’Erevine, avec sa station météo, vue imprenable sur le Frioul, pas de bruit, sauf le ressac des vagues sur la plage, ou la sirène d’un train, pour se signaler, en passant sur le viaduc, que demander de mieux. Et puis là, nous allons tourner en rond 1/2h autour du cirque des agaves, car la voie ferrée a depuis mon dernier passage été grillagée, pour en empêcher son franchissement. Normal, pour éviter les accidents, par contre aucun balisage visible pour trouver le passage. Nous allons donc retourner après une boucle jusqu’à la plage de l’Everine, pour la pause déjeuner, il est 12h45, là c’est bien l’heure. A cette heure, il y a du monde sur la plage, nous trouvons de la place et c’est avec plaisir que nous allons pouvoir nous restaurer et mesdames de refaire trempette, mais pour le bain, ce sera pour une prochaine fois, eau à 14/15°, les femmes feront trempette des pieds seulement. Quelques courageux, pas du groupe, se baigneront. A 13h 30, nous reprendrons notre chemin, après nous être renseigné auprès d’un autochtone, remontée de l’éboulis sous le viaduc de l’Everine, puis après avoir remonté les escaliers, nous rejoindrons le sentier autorisé (balisé bleu), au-dessus de la voie ferrée, que nous longerons sur 300m, le temps de voir passer un train. Puis nous traverserons un petit vallon fleuri et un petit pont de pierre en bas du vallon du Pérussier, et là, oh ! Miracle nous trouvons le passage sous la voie ferrée dans le cirque des agaves que nous n’avions pas vu avant le déjeuner (balisage vert). Poursuite par une petite côte, puis une descente avant d’arriver au petit pont de pierre de Méjean, enjambant la voie ferrée, pour reprendre le sentier des douaniers bien aménagé à partir de là. Beaux points de vue du haut du sentier dominant la mer, parcours en montagnes russes, un coup en haut, un coup en bas, mais des couleurs tranchantes, entre les rochers blanc ou rouge et la mer, bleu azur. Nous laisserons d’abord 3 personnes un peu fatiguées sur un belvédère, puis 2 autres un peu plus loin, que nous reprendrons au retour. Pour les autres, poursuite vers Méjan, où nous passerons devant les petites grottes en bordure du sentier, puis la roche percée vers la Cap Méjean, et à l’entrée de l’anse de Méjean, un petit détour à la grotte marine, avant de rejoindre le petit Port de Méjean, encore tranquille en cette saison. Nous nous arrêterons pour prendre un rafraichissement au bar de Méjean, le coin de ralliement semble-t-il des randonneurs, ce jour-là. Retour par le même sentier des douaniers, où nous récupérons d’abord nos 2 derniers randonneurs, laissé à un belvédère, et poursuivons jusqu’au 2ème belvédère, où se trouvent les 3 autres. Mais là personne, on ne s’inquiète pas trop et nous revenons par le même chemin jusqu’à l’Everine. Là toujours personne, un, puis 2, 3, 4, 5 coups de téléphone, mais pas de nouvelles, on commence à se poser des questions, où sont-ils passés ? Au Viaduc du Vallon de l’Erevine, nous poursuivrons par le sentier côtier, le sentier des douaniers, un véritable balcon sur la mer, avec au-dessus de nous, la voie ferrée (un train toutes les heures environ), qui suit le bord de mer, entre 20 et 30 m au-dessus des flots, de petites criques, des falaises aux rochers, allant du jaune à l’ocre, plongeant dans une mer d’un bleu ou vert émeraude sur les parties peu profondes, au milieu d’une végétation luxuriante, pins, romarin, thym, globulaires, lilas et genets d’Espagne, agaves… en ces 1ers jours printaniers, et sous le soleil, c’était paradisiaque. Nous passerons au pied du Rocher du Moulon, toujours à une trentaine de mètres au-dessus de la mer avec en point de vue, le Golfe de Marseille, et les Iles du Frioul, avant d’apercevoir le Fort de Niolon, site des plongeurs de l’UCPA, et lieu d’entrainement pour la formation des agents de sécurité. Arrivée à 16h30, fin d’une superbe journée ensoleillée.
Mais là, toujours pas nos 3 égarés, lorsqu’après un coup de fil, ils nous annoncent être au Fort haut de Niolon !!! Ne trouvant pas le sentier de descente vers Niolon, Alain, Jean-Paul et Armand décident de monter les chercher et c’est vers 18h30 que le les retrouvons.
Un conseil, qui doit servir de leçon : quand on dit, d’attendre sur place, le retour du groupe, ne pas partir à l’aventure, si l’on ne connait pas le parcours. Finalement tout est bien qui finit bien. Ce sera certainement un moment, dont nous nous souviendrons tous. Sur ce parcours il est possible de faire Niolon-Méjean par le sentier des douaniers et de revenir avec le train.
Une superbe journée, pleine de belles images, de couleurs et de parfum de la garrigue, qui se termina pleine d’émotions.