Résumé de : Les Taillades-Des Taillades au Luberon par la voie des aires-les crêtes

Parcours : Très bons marcheurs, en boucle de 12.5 km
Dénivelé : 385 m - Dénivelé cumulé 890 m - Durée : 6h00 +3/4h déj.
Pente importante pour franchir certains passages des falaises, très peu de balisage, quelques passages nécessitent les mains. Déconseillé à ceux qui ont le vertige.


Départ vers 10h00, place de la Mairie, des Taillades, où nous retrouvons Christiane et Jean-Claude rencontrés la semaine dernière à Fontaine de Vaucluse sur notre parcours : le Tour du Pas du Cervier par la voie des aires. Preuve que cette randonnée ne les a pas découragés pour qu’ils se joignent à nous pour cette nouvelle randonnée, mais cette fois, au départ des Taillades, le petit Luberon par la voie des aires. Vous me direz encore une balade aérienne, mais cette fois encore quelle balade !!!
Départ le long du stade, le sentier qui le longe à côté de la maisonnette du SI, à droite, au bout prendre à gauche d’abord la piste bétonnée qui longe des propriétés, jusqu’au point 145, puis poursuivre le sentier qui s’enfonce dans le bois quelques minutes et ressort près de la piste du coupe-feu. Couper l’épingle, prendre le sentier en face qui rejoint la piste, puis de nouveau en face un sentier balisé jaune qui monte vers l’Aiguille. Ça monte à travers la garrigue, mais pendant l’ascension prenez votre temps en même temps que votre souffle pour admirer le paysage. Superbe point de vue sur la Vallée de la Durance, au fur et à mesure de l’ascension, sur Cavaillon et la Colline St Jacques, les Alpilles, Orgon, Notre-Dame de Beauregard, les Monts de Vaucluse et la vallée du Coulon, Robion, et bien sur les Taillades. Le sentier qui monte d’abord plein Sud, tourne progressivement vers l’Est et passe par-dessus, pour arriver sur une plateforme. Une petite pause s’impose, et nous aurons la chance de pouvoir observer 2 magnifiques rapaces, probablement des gypaètes barbus, en chasse (voir photos). Profitez-en pour savourer la vue qui s’offre à vous, avant de reprendre une sente bien tracée qui serpente entre les arbustes, chênes verts, buis, pour déboucher sur le 1er plateau. C’est le moment de faire une 2ème pause au belvédère de la Grande Arche et de la Baume Marguerite, matérialisé par 2 grands cairns et balisage jaune, belle vue sur le Castelas, la Roche Ronde, le vallon du Colombier et la Combe de Vidauque (Belvédère de l’Aiguille au point 413m).
Aller-retour au belvédère de l’Aiguille sur la Grande Arche.
Prendre entre les 2 cairns, la sente marquée d’une croix jaune, le long de l’arête rocheuse, à gauche en regardant le Sud, sans balisage ensuite. Poursuivre plein Sud, passage tout le long sur l’arête rocheuse qui surplombe la Combe du Colombier, en prenant en ligne de mire les cèdres en face (c’est le plus facile). Sur votre gauche en bas, au-dessus du Vallon, vous apercevrez la Grande Baume Marguerite et la Grande Arche un peu plus loin, et plus haut, au confluent des Combes du Colombier et de Vidauque. Arrivé à la barre rocheuse, passez sous les cèdres, il y a une petite draille qui permet en l’escaladant facilement sur 5m, de gagner le dessus de la barre rocheuse. Ensuite poursuivre sur l’arête, avec les pins en point de mire et un grand cèdre de l’Atlas, que vous contournerez par la gauche, et installez-vous juste devant. Une pause d’observation, car la vue est imprenable, face à la Grande Arche, qui est un pur bonheur. Il est 11h00 et ce sont 1, 2, 3, 4, 5, 6 rapaces qui nous survolent en larges cercles, profitant des ascendants pour planer au-dessus de nous. Non, nous ne sommes pas leurs proies, mais l’un d’entre eux doit faire au moins 1m50 d’envergure. Je mitraille et après recherche, au moins un couple (du moins je pense), sont des vautours percnoptères, les autres très certainement, des gypaètes barbus d’environ 1m d’envergure. Nous assistons à leur vol de chasse autour de nous.
Après ce moment d’émotion, il est rare d’en voir autant en si peu de temps, nous revenons sur nos pas par le même chemin, jusqu’au belvédère de l’Aiguille. De là, nous prenons plein Est, direction le Crâne du Colombier-Pin Millet. Le sentier balisé jaune domine de 130m environ, la Combe du Colombier, un véritable sillon creusé dans le Petit Luberon. Vous pourrez apercevoir sur une crête en face, l’émetteur des Buisses. Nous croiserons sur le plateau, les brebis de la Bergerie des Taillades déjà en estives. Un peu plus haut, à la croisée des chemins-le Castelas-Pin Millet, prendre cette dernière direction à droite jusqu’au Crâne du Colombier. 200m avant la croisée des chemins du Pin Maillet, (qui permet de descendre à la Bergerie du Colombier, à droite (à 10mn), prendre à gauche, le vallon de la Brayette (balisé jaune, mais pas de panneautage).Le sentier rejoint le vallon et sa magnifique forêt de cèdres. Là aussi nous découvrirons dans le sous-bois, quelques brebis qui s’étaient mises au frais. Après 10mn de la bifurcation, nous découvrons à travers le feuillage la grotte de la brayette creusée dans la falaise à droite. Un cairn signale le petit sentier qui y monte. L’ouverture de façade est juste au-dessus à 3/4m, de votre tête, un chêne ayant poussé juste devant l’entrée. Il faut escalader, mais pour vous éviter une chute, passez par la gauche, sur une petite corniche qui permet après 10/15m d’arriver sur l’entrée latérale gauche de la grotte. Une fois dedans, c’est une pure merveille. (Au coucher du soleil c’est encore mieux). Vous pouvez la traverser et passer sur « le toit ». Attention de ne pas tomber dans les lapiazes et le trou de la cheminée. Au-dessus s’offre à vous une superbe vue sur le Vallon de la Brayette, la vallée du Coulon, Cavaillon, Robion, et beaucoup plus loin s’il n’y a pas de brune. Il est 12h15, nous nous arrêtons ici pour la pause déjeuner. Nous aurons encore la visite d’un magnifique rapace au-dessus de nos têtes. Il est 13h00 et temps de poursuivre, nous regagnons le vallon et continuons la descente par le sentier en direction du Nord vers les falaises de Robion (faites attention, c’est signalé), du belvédère des falaises c’est un plongeon sur le stade du Boulon, les terrasses intermédiaires et les grottes et baumes creusées dans les falaises, qui s’offrent à vous, un à-pic de plus de 300m, avec une vue panoramique sur le Nord du Petit Luberon, la vallée de la Durance et du Coulon, les Monts de Vaucluse, les dentelles de Montmirail, le Ventoux… Retour vers le cairn de la grotte de la Brayette, (à partir de là, plus aucun balisage), 50m avant, une sente descend à droite au fond du vallon, et permet de remonter sur l’autre versant (repérez-le quand vous êtes sur le toit de la grotte, il est bien visible).La montée se fait à travers la garrigue, au sommet, au bord de la falaise, prendre plein Sud, le long de celle-ci, profitez de la vue, sur 130m, avant de prendre une sente à droite, qui descend vers une draille boisée, elle vous permettra de descendre la falaise en sous-bois sans difficulté. Vers le bas de ce nouveau vallon, prendre sur la droite, pour gagner le fond où se trouve le coin des chasseurs et des sangliers (une mangeoire à maïs, y a été installée). Remonter sur le versant opposé vers l’Ouest et tâché de vous rapprocher du bord de la falaise, d’où vous allez pouvoir découvrir, les grottes et falaises du Cirque de Robion, où niches des centaines de corneilles. Un panorama à couper le souffle.
Remonter vers le sommet, ou vous aller découvrir une table rocheuse (table des sacrifices…). A partir d’ici, navigation à vue facile, d’abord sur la ligne de crête puis par un large arc de cercle, après la traversée du bas du vallon de la Barre, on regagne le pierrier au-dessus du Castelas. Ne pas prendre la sente qui descend vers la gorge de Badarel, à gauche, mais celui en face qui se dirige vers un bloc rocheux entouré d’arbre, la sente y pénètre et tourne à droite pour rejoindre le dessus à un petit cèdre solitaire Prendre la sente qui descend à gauche de celui-ci et rejoint le plateau gauche du Collet du Castelas. Au bout de l’éperon rocheux, une petite désescalade permet de rejoindre le Collet du Castelas. D’un côté la vue sur le haut des Gorges de Badarel, et ses grands pins, de l’autre la vallée de la Durance, Cavaillon et la Colline St Jacques, les Vallées de la Durance et du Coulon, les Mts de Vaucluse, les Taillades, la Roche Ronde… que du bonheur. Il ne reste plus qu’à redescendre par le sentier balisé jaune du Castelas, par les Rochers de Baudes, jusqu’au stade du Boulon. Plus possible de s’égarer, la descente d’abord inclinée, vous permettra de découvrir du bas ce que vous avez survolé du haut, en y découvrant ses grottes, ses baumes, la roche percée, les saignées taillées dans les falaises qui font la renommée de ce sentier naturel exceptionnel. Et en plus si vous avez de la chance, peut-être pourrez-vous apercevoir sur les coins reculés des falaises, quelques chamois que Jean Claude a pu photographier (merci à lui). Dans une épingle, près d’un grand pin noir, nous quitterons la corniche basse pour escalader une faille sur 10m, afin de gagner la corniche haute sous baume qui rejoint quelques dizaines de mètres plus haut au-dessus d’un éboulis, le point d’arrivée de la descente standard du Castelas. Avec les fortes pluies de ces derniers jours, en bas, la source du Boulon coule. Au stade du Boulon, un regard en arrière sur le Cirque des falaises de Robion sous la lumière du soleil, puis nous gagnons l’aire du grand pin noir de Rayane et à travers bois nous rejoignons le bas des Gorges de Badarel. C’est par son vallon, que nous rejoignons la petite route du Luberon, avant de terminer cette journée où nous l’avions commencée, au parking de la Mairie des Taillades. Une journée d’aventuriers, pour randonneurs aguerris, en grande partie hors des sentiers battus, mais oh ! Combien belle, avec en récompense, une faune et une flore exceptionnelle.