Résumé de : Salon de Provence-Roquerousse-le Tallagard-la Toupine-la Pastorale-les Gaussiers

C’est sur l’aire de départ du parcours des joggers, emprunté par de très nombreux adeptes du footing et du jogging, que nous nous retrouverons pour cette randonnée, à l’entrée Nord de Salon de Provence, le long de l’A7. Promenade dans la forêt de pins d’Alep de Roquerousse, sur des pistes forestières où nous découvrirons quelques bories avant d’atteindre, la Vigie, à 250 m d’altitude, d’où nous aurons un beau point de vue sur les environs. Descente du côté opposé (Nord) pour rejoindre les falaises, au-dessus du Mas de Roquerousse. Puis après 500m au pied des falaises ce sera en sous-bois, jusqu’à l’Oratoire. Poursuite sur le chemin du Tallagard, où le vallon est accessible par une petite route goudronnée. A à la citerne nous rejoindrons le vallon de la Toupine, puis après la traversée du ruisseau, une montée dans la forêt, jusque sur le plateau à 250 m d’altitude, ou nous rejoindrons la piste du coupe-feu. Sur le plateau, dans une propriété privée, bordée d’oliviers, se trouve une Borie ronde, peu courante, avec un beau point de vue sur la Vigie de l’Abbaye de Ste Croix, puis retour par la piste du coupe-feu vers la Table d’Orientation, où nous déjeunerons sous les pins d’Alep , à l’ombre, avec un léger Mistal pour nous rafraîchir. De là, la vue s’étend, sur Salon de Provence, en dessous, jusqu’à la mer, vers le Sud-Ouest, et les Alpilles (massif des Opies) à l’Ouest. Puis reprise de la piste du coupe-feu, jusqu’à la citerne, descente par le sentier, pour rejoindre le parcours botanique, en contrebas de la ligne de crête, où de nombreuses espèces d’arbres et de plantes ont été plantées. Découverte des vestiges d’une vieille ferme, et de 2 puits anciens. Nous rejoindrons la piste du coupe-feu, puis le plateau des Gaussiers, jusqu’au village des Bories. Lors du passage à travers bois, nous passerons devant une petite grotte, dans laquelle nous jetterons un œil, puis nous remonterons sur le plateau, où nous découvrirons une Borie double, avec ses petits murets, puis, la plus grande Borie « Le Petit Mas » avec sa toiture en pyramide Inca, (en escaliers) entourée par toute une enceinte de murs d’enclos, pour parquer autrefois les animaux. Nous continuerons notre descente sur le parcours botanique, ou une multitude de fleurs égayent le paysage de garrigue provençale. Nous découvrirons 2 autres Bories, en excellent état de conservation, elles ont été construites à la fin du XVIII, début XIXème siècle, par les bergers qui conduisaient leurs troupeaux de moutons, paître dans la garrigue, où ils trouvaient une nourriture abondante. Enfin, avant de terminer notre boucle, descente et passage entre les 2 gros réservoirs d’eau, alimentant la ville de Salon de Provence, nichés sous une forêt de pins, jusqu’à l’ancien Pavillon de chasse du Bailli de Suffren, construit dans la pinède au XVIIIème siècle, et dont les murs et encadrements de portes et fenêtres sont admirablement bien conservés. Seule la toiture a disparu. Retour sur Cavaillon, en passant devant le monument édifié à Jean Moulin, le long du canal de Provence, à 1 km de Salon de Provence, sur le chemin de la Liberté.

« Pierre André de Suffren, dit le Bailli de Suffren , naît le juillet 1729 près d'Aix-en-Provence et décède le 8 décembre1788 à Paris. Ce fut un marin français. Il entre dans la marine en 1743 et fut Lieutenant général des armées navales et vice-amiral de France. Il participe à la Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique. En 1775, le roi le nomme Lieutenant du Roy, de la ville de Saint-Tropez et gouverneur de la citadelle de Saint-Tropez. Il fait une campagne dans l'océan Indien et participe à plusieurs combats contre des vaisseaux britanniques notamment en 1782, en essayant de les surprendre à l'ancre. Il a été Bailli de l'ordre de Malte. Suffren a été souvent comparé à Ruyter et Nelson, sur les plans tactiques et stratégiques ».

« Jean Moulin est né à Béziers le 20 juin 1899.
En 1939, il est nommé préfet d'Eure-et-Loir à Chartres. Sergent de réserve, il veut s'engager, mais l'administration l'oblige à conserver son poste de préfet d'où il s'emploie à assurer la sécurité de la population. Il est arrêté en juin 1940, sous le Régime de Vichy par les Allemands parce qu'il refuse d'accuser une troupe de tirailleurs africains de l'Armée Française d'avoir commis des atrocités, envers des civils à La Taye, un hameau près de Saint-Georges-sur-Eure, en réalité victimes de bombardements Allemands. Maltraité et enfermé pour refus de complicité avec les Allemands, il tente de se suicider en se tranchant la gorge avec un débris de verre. Il évite la mort de peu et gardera à vie une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe.
À cause de ses idées républicaines marqué à gauche comme radical-socialiste et de son appartenance maçonnique, il est révoqué par le Régime de Vichy du Maréchal Philippe Pétain le 2 novembre 1940 et placé en disponibilité.
Il s'installe dans sa maison familiale de Saint-Andiol (Bouches-du-Rhône) d'où, suite à l'appel du 18 juin 1940 par le Général de Gaulle depuis Londres, il prend contact et entre dans la Résistance Française.
En septembre 1941, il rejoint Londres en passant par l'Espagne et le Portugal, par ses propres moyens, sous le nom de Joseph Jean Mercier, et est reçu par le général de Gaulle, à qui, il fait un compte-rendu de l'état de la Résistance en France, et de ses besoins notamment financiers et en armement. Son compte-rendu donnera lieu à de nombreuses controverses, de la part des mouvements de résistance comme perturbant les actions de renseignements, au profit de l'armée anglaise, le financement et la fourniture d'armes au profit de chacun d'entre eux.
Misant sur l'intelligence et les capacités de Jean Moulin, le général de Gaulle le charge d'unifier les mouvements de résistance, et tous leurs différents services (propagande, renseignements, sabotage, entraide, etc ...) sur le territoire français et notamment le plus important mouvement « Combat » dirigé par Henri Frenay, afin d'en faire une armée secrète des forces françaises libres, complètement placée sous ses ordres. Avec des ordres de mission, des moyens financiers et de communication direct avec le général de Gaulle à Londres, il est parachuté dans les Alpilles dans la nuit du 1er janvier 1942 près d’Eygalières, et prend le pseudonyme de Rex puis de Max.
Il utilise ses dons artistiques, pour sa couverture de marchand d'art. En février 1943, il retourne rendre compte de sa mission à Londres avec le général Delestraint, le chef de l'Armée Secrète communément choisi par les mouvements de résistance et par de Gaulle, pour uniquement diriger leurs actions militaires, sous l'ordre direct de ce dernier. Ceux-ci considèrent alors, la reconnaissance du Général de Gaulle et de son délégué unique Jean Moulin, en tant que chefs politiques de la Résistance comme prématurée.
Il retourne en France le 21 mars 1943, chargé de créer le CNR (Conseil National de la Résistance), tâche complexe, car il reste mal reconnu par les mouvements de résistance. La première réunion du CNR se tient à Paris, au domicile personnel de Jean Moulin le 27 mai 1943. Il travaille avec les trois grands chefs des groupes résistants tels que, Henri Frenay, Jean-Pierre Lévy et Emmanuel d'Astier.
Il ouvre une galerie d'art à Nice, la galerie Romanin, qui lui sert de couverture.
En septembre 1941, il rejoint Londres en passant par l'Espagne et le Portugal, par ses propres moyens, sous le nom de Joseph Jean Mercier, et est reçu par le général de Gaulle, à qui, il fait un compte-rendu de l'état de la Résistance en France, et de ses besoins notamment financiers et en armement. Son compte-rendu donnera lieu à de nombreuses controverses, de la part des mouvements de résistance comme perturbant les actions de renseignements, au profit de l'armée anglaise, le financement et la fourniture d'armes au profit de chacun d'entre eux.
Misant sur l'intelligence et les capacités de Jean Moulin, le général de Gaulle le charge d'unifier les mouvements de résistance, et tous leurs différents services (propagande, renseignements, sabotage, entraide, etc ...) sur le territoire français et notamment le plus important mouvement « Combat » dirigé par Henri Frenay, afin d'en faire une armée secrète des forces françaises libres, complètement placée sous ses ordres. Avec des ordres de mission, des moyens financiers et de communication direct avec le général de Gaulle à Londres, il est parachuté dans les Alpilles dans la nuit du 1er janvier 1942 près d’Eygalières, et prend le pseudonyme de Rex puis de Max.
Il utilise ses dons artistiques, pour sa couverture de marchand d'art. En février 1943, il retourne rendre compte de sa mission à Londres avec le général Delestraint, le chef de l'Armée Secrète communément choisi par les mouvements de résistance et par de Gaulle, pour uniquement diriger leurs actions militaires, sous l'ordre direct de ce dernier. Ceux-ci considèrent alors, la reconnaissance du Général de Gaulle et de son délégué unique Jean Moulin, en tant que chefs politiques de la Résistance comme prématurée.
Il retourne en France le 21 mars 1943, chargé de créer le CNR (Conseil National de la Résistance), tâche complexe, car il reste mal reconnu par les mouvements de résistance. La première réunion du CNR se tient à Paris, au domicile personnel de Jean Moulin le 27 mai 1943. Il travaille avec les trois grands chefs des groupes résistants tels que, Henri Frenay, Jean-Pierre Lévy et Emmanuel d'Astier.
Il ouvre une galerie d'art à Nice, la galerie Romanin, qui lui sert de couverture.
En février 1943, Jean Moulin retourne à Londres rendre compte de sa mission, au général de Gaulle, qui le décore de la Croix de la Libération.
Fin mars 1943, il revient en France, toujours sous le pseudonyme de Max désigné par le Général de Gaulle, comme grand chef de la Résistance Française, et seul interlocuteur du général de Gaulle. Cependant, pour lui, seul de Gaulle était le chef incontesté de cette Résistance.
Il parvient, non sans mal, à se faire admettre en tant que chef du CNR (Conseil National de la Résistance) qui réunit les chefs de tous les groupes de résistance française. Le CNR représente alors l'unité des forces militaires secrètes françaises reconstituées, aux yeux des alliés et la légitimité de la France et du général de Gaulle, comme seul chef de cette armée, et chef politique de la France.
Il favorise avec les mouvements socialistes et communistes, la création du grand maquis du Vercors, également controversé par les mouvements de résistance, comme constituant un groupement militaire trop important et trop vulnérable pour être compatible avec des activités de guérilla, et qui sera détruit en 1944.
Il est arrêté suite à une dénonciation, le 21 juin 1943, à Caluire-et-Cuire (Rhône), dans la banlieue de Lyon dans la maison du docteur Dugoujon, où se tenait une réunion avec les principaux chefs de la Résistance. Après avoir été identifié et interrogé par le chef de la Gestapo, Klaus Barbie au Fort Montluc de Lyon, il est transféré à la Gestapo de Paris, où il est torturé. Il meurt le 8 juillet 1943 aux environs de Metz, dans le train Paris-Berlin qui le conduit en Allemagne pour être de nouveau interrogé.
Il a d'abord été inhumé le 11 février au cimetière Parisien du Père Lachaise, puis ses cendres ont été transférées au Panthéon, vingt ans plus tard pour commémorer le vingtième anniversaire de la Libération, le 19 décembre 1964 sous la présidence du général de Gaulle ». (source d’informations Wikipédia).