Résumé de : Estoublon-Gorges de Trévans-Pont de Tuf-Refuge de Valbonnette

Résumé Estoublon-04-Gorges de Trévans-Pont de Tuf-Refuge de Valbonnette 23.09.13

Parcours 13 km environ - Durée 5h45 +1h00 pause déj.
Randonnée difficile, pour marcheurs avertis. Nombreux passage aériens.
Dénivelé 350 m environ – dénivelé cumulé +900 m environ.


Du fait du relief très tourmenté des lieux, les GPS ne donnent pas toujours une position exacte, le tracé est donc à suivre avec prudence, restez bien sur les sentiers.
Des passages difficiles sur le sentier du Pont du Tuf, où la prudence est requise, bien que certains passages soient sécurisés par des mains courantes. A proscrire, à tous ceux qui ont le vertige. Ne pas s’y aventurer seul, le téléphone ne passe pas, ayez de bonnes chaussures de marche à crampons et surtout ne vous y aventurez pas en période humide. Déconseillé aux enfants.


Après ces mises en garde justifiées, c’est une randonnée exceptionnelle pour randonneurs confirmés qui adorent la nature et les paysages sauvages, peu fréquentés.
Rejoindre Estoublon par la D907. Au sud du village un panneau indique les Gorges. Suivre la route sur 5km. Un parking ombragé est aménagé juste avant le départ du sentier. Genets et astragales y fleurissent au printemps.
Suivre la piste balisée qui se dirige le long du Ru de l’Estoublaïsse, après le passage d’un petit pont pour changer de rive, vous entrez progressivement dans les gorges de Trévans. Un premier petit canyon avec un passage taillé dans la falaise, 10 m au-dessus du lit du torrent, avant d’arriver au tableau didactique au départ des différents sentiers de randonnées et qui présente le site.
Le circuit a été organisé par Louis, un randonneur aixois, qui connait bien les lieux, et dans ce cas-là, un guide est toujours le bienvenu, surtout pour le Pont de Tuf. C’est sur un parcours pour randonneurs confirmés, non sujets au vertige, aguerris aux sentiers étroits et glissants parfois longeant des falaises, que nous allons emprunter dans la 2ème partie du parcours. Nous sommes ici dans une réserve biologique, dans la luxuriance d’une végétation, où il est rappelé qu’une tufière est un milieu vivant et fragile, sensible au piétinement. C’est certainement le plus beau circuit que nous offre les gorges de Trévans avec un passage sur le versant ubac boisé, humide, et riche, et le retour par l’adret plus sec. Là, sous le soleil, dans un cadre d’une rare beauté, que nous allons cheminer au milieu d’une végétation plus clairsemée, avec de petites prairies et des bergeries abandonnées, où courent encore des ruisseaux toujours alimentés, entrecoupés de petites cascades, avec de belles vasques et des marmites de géants.
Nous allons prendre plein Sud en direction du Pont de Tuf. Ça monte d’abord doucement, mais bien vite, le sentier grimpe sec, avec de nombreuses épingles. Ici, tout est beau, le paysage domine des ravins vertigineux, des chemins oubliés... cachés en partie par une végétation luxuriante, des falaises verticales aux couleurs marbrées du blanc à l’orange, percées de grottes et de saignées, des forêts superbes de pins noirs et de fayards. Ici, la recherche du chemin participe aussi au plaisir de la randonnée. Arrivé à la croisée des chemins du Belvédère et de la Valbonette, prendre à gauche jusqu’au hameau abandonné de la Valbonette, les ruines cachées au milieu des bois, vous pourrez y trouver une cave et un ancien four à pain au milieu des décombres. Poursuivre et après une dernière maison en ruines, à la croisée des chemins de Mayaiche-Pont de Tuf prendre à gauche, où à quelques centaines de mètres plus loin un panneau barrant le sentier indique « SENTIER VERTIGINEUX ».
La montée commence paisiblement par un sentier superbe, dans une forêt de grands pins noirs et des fayards (hêtres) et feuillus divers, nous procurant une douce fraîcheur, avec en contre-bas l'Estoublaïsse qui y coule. Après la traversée d’un petit pierrier, une vire en terre, puis une vire de roches en dévers, et un superbe belvédère au-dessus des gorges. A partir de là, le danger est partout, attention aux glissades, aucune imprudence n’est permise, car le sentier est suspendu au-dessus du vide, étroit, attention où vous posez les pieds, racines et branches sont fragiles, assurez vos prises, si ça casse, c’est la chute, au mieux vous vous rattrapez, au pire la chute avec le poids du sac, accentué par le déséquilibre, c’est la catastrophe. Par endroits des mains courantes sécurisent les passages délicats, une passerelle métallique équipe un passage raviné, soyez prudents. Compter 1/2 heure en groupe, pour atteindre le Pont de Tuf à partir du sentier du Belvédère 1-GT.
Après une pause, c’est la descente exposée, avec des successions d’épingles courtes et abruptes, où les graviers roulent, les ressauts de rochers demandent l'usage des mains. Il fait de plus en plus sombre entre ces faces vertigineuses .Une ultime vire et en-dessous le pont de Tuf ne se révèle qu’au tout dernier moment. Il est caché au fond de la gorge, étroite à cet endroit, sous la végétation. Le pont est tout petit, il n’a rien de monumental, il n’est pas photogénique et se laisse d’ailleurs difficilement photographier, mais c’est un endroit magique, un pont naturel, la tuffière, un milieu vivant et fragile issu de la lente minéralisation de débris végétaux, les racines entrecroisées d’un vieil arbre, scellées à des blocs de roches, sont recouvertes de limon, de mousse et de feuilles. Les plantes, arrosées par une cascade secondaire fortement minéralisée par la percolation des eaux à travers la roche, se recouvrent progressivement d’une couche calcaire. Au fil du temps, de nouvelles générations de plantes se développent sur les anciennes, calcifiées, une arche se crée, forme promontoire qui s’avance progressivement au-dessus de la gorge jusqu’à rejoindre le versant opposé et constituer le pont. Dessous, un tunnel, où se glissent les eaux de l'Estoublaïsse. Cet endroit, c'est le bout du monde, enfin presque.
« Sous réserve, il existerait une sente qui remonterait en rive droite, sur l’autre rive, plus ou moins facile, rapide. Un gour, utilisé à l’occasion par des adeptes de canyoning, traverse le sentier. Ses vasques d’eau claire, invitent au rafraichissement, appellent au bain, et aux surprises... Le gour débouche sur une pâture, joliment arborée. Le refuge des Blaches, loué à la semaine par l’ONF. Eau potable, barbecue, couchage pour 8 personnes.... ici le Trévans vous offre la sérénité la plus totale... ».
Ne connaissant pas cette partie du parcours, nous ne prenons pas de risques et reviendrons par le même chemin, jusqu’à la croisée du Ravin de Mayaiche, pour rejoindre le Refuge de la Valbonnette. Entre-temps, nous nous arrêterons au belvédère 1-GT au-dessus des Gorges pour la pause déjeuner.
De retour après une frayeur sans conséquence, nous rejoignons les ruines du refuge de Valbonnette, encore un lieu magique au milieu d’une petite prairie, au bord de l’Estoublaïsse, un endroit idéal pour pique-niquer et se baigner en été, mais il doit y avoir du monde. Après avoir traversé la passerelle qui enjambe l’Estoublaïsse, prendre en rive droite par le sentier au-dessus des Gorges de Trévans, d’où la vue dégagée vous plonge dans l’immensité du décor. A la croisée des chemins, Chapelle St André-Pont Romain, (ce qui fera l’objet d’une autre randonnée), prendre à gauche, jusqu’à la passerelle2-GT au confluent de l’Estoublaïsse et du Ru du Ravin du Pas de l’Escale. Le sentier sans difficulté descend progressivement en balcon au-dessus des gorges jusqu’à la passerelle 3 du Clovion, puis quelque mètres plus loin la passerelle 4 sur l’Estoublaïsse. Des paysages changeants, superbes, toujours renouvelés, à faire de préférence au printemps lorsque la végétation est florissante, ça doit être un vrai délice pour les photographes. Pour terminer notre boucle, nous rejoignons le sentier pris au départ sur quelques centaines de mètres avant de rejoindre le parking