Résumé de : Maussane-les-Alpilles-Le Destet-Le Castellas 2-Pas du Loup-Caisses de Jean-Jean

Les Alpilles-13-Mouriès-le Destet
Le Destet-Le Castellas 2 et le Pas du Loup-les Caisses de Jean-Jean 22.09.2013

Parcours de 14.5 km Niveau 3 moyen - Durée 5h15+1h pour déjeuner.
Dénivelé : 110 m. Dénivelé positif cumulé +485 m.


C’est avec mon amie Stéphanoise, qui fêtait son départ en retraite avec ses collègues de travail que nous passerons cette belle journée.
Il fait un temps superbe et c’est vers 10h00 que tous regroupés nous démarrons cette randonnée sur le parking de la D24 au Destet, à un peu plus de 4 km au Nord-Est de Mouriès. Départ en direction de la Sablière 1 sous la barre rocheuse du Destet (balisage rouge seulement au départ sur poteau téléphonique bois), plein Ouest sur 400m. La sente monte lentement à travers la garrigue composée d’arbustes bas, de chênes kermès, de thym, de romarin, d’ajoncs épineux et de cistes pour accéder au-dessus de l’ancienne sablière-1. Beau panorama sur les oliveraies de Cagalou. Là, il faut descendre la petite barre rocheuse pour rejoindre la sablière, où vous découvrirez dans les parois de sable de petits trous. Ils ont été creusés par des oiseaux, les guêpiers qui y nichent et se reproduisent au printemps avant de migrer plus au Nord dès les grosses chaleurs. Prendre le petit pont d’accès à la sablière qui enjambe le canal des Baux plein Sud, poursuivre une fois traversé, le long du canal vers l’Ouest. Après 1 km, retraverser le canal en franchissant un autre petit pont et remonter au-dessus de l’oliveraie, avant de prendre vers l’Ouest. Peu avant le Mas GM, du Gaudre de Malaga, sur la droite un petit sentier vous fera découvrir un raccourci qui mène au Mas de Fléchon, mais aussi au printemps et en automne, un petit ruisseau caché, qui alimente en dessous, près du Mas une petite mare d’eau. Du fait que le Mas du Gaudre de Malaga est une propriété privée, rejoignez le canal des Baux, il y a un passage à gauche du petit ravin, qui permet d’atteindre le muret du canal et une passerelle qui permet de le traverser. Après avoir rejoint la petite route nous arrivons au pied de la montagnette du Pas du Loup. Au toboggan et grand virage sur le canal nous allons poursuivre sur la berge du canal, au pied du Pas du Loup et du Castellas-2. Encore de belles oliveraies, la Maison du Fou, un peu délabrée, une grande Ferme et la Grande Bastide aux Chanousses, en cours de restauration. Poursuite le long du canal en passant devant une maison d’architecte à la toiture en forme de vague, jusqu’à un dernier virage, où le canal disparait et s’enfonce sous le Castellas-2 par un tunnel. Cette fois il va falloir contourner la pointe du Castellas-2, car l’eau empêche d’emprunter le tunnel qui raccourci le parcours d’un bon kilomètre (en hiver, il est possible de traverser, car le canal est asséché pour entretien). En se baissant face à l’ouverture d’entrée du tunnel, on peut apercevoir en face, 300 m plus loin la sortie Nord, il est tout droit. Nous ferons le tour de la pointe du Castellas-2, en passant devant un beau Mas aux Chanousses, avec son entrée en arc de pierre.
Nous ferons la pause déjeuner, sous une petite pinède ombragée toute proche. Après le repas nous poursuivrons vers l’Ouest en contournant le Castellas-2, Après le Mas Verassy prendre à droite et remonter quelques mètres et suivre un petit canal d’irrigation, puis poursuivre dans un autre asséché, avant de traverser des oliveraies. On rejoindra l’autre versant jusqu’à la sortie du tunnel du Canal des Baux. après un kilomètre environ. Ensuite franchir le pont tunnel qui l’enjambe et remonter progressivement sur la droite du canal vers l’Est en direction du pied des rochers du Castellas-2. Un parcage de brebis « électrifié » en bordure du sentier traversant la garrigue, et permet en le longeant de ne pas s’égarer (attention, les argelas et chênes kermès piquent un peu, pantalons conseillés). Beaux points de vue au cours de la montée pas très difficile, au Nord-Ouest sur la Vallée des Baux, son Rocher et son village, les Calans des Gypières et des Trencades, au Nord les terres rouges d’Anna Mas, puis au sommet sur le Sud au pied du Castellas-2, le canal des Baux, les Chanousses et les oliveraies de Mouriès. Au Pas du Loup, au Sud, une barre rocheuse, avec la découpe de la tête du Loup, et au Nord, le magnifique Vallon du Renard, et son immense oliveraie, d’environ 2000 pieds, bien exposée au soleil et abritée du vent, par une colline rocheuse en fer à cheval. Descente par un sentier sans difficulté pour rejoindre la petite route goudronnée prise tout à l’heure, jusqu’au carrefour du Gaudre de Malaga. Prendre la piste de gauche jusqu’aux roches feuilletées, poursuivre 50m sur la piste avant de monter par le petit sentier qui longe la falaise. Plusieurs belvédères vous offrent de très beaux points de vue sur l’oliveraie, le golf et le château de Servanne. Ce sentier parcours la ligne de crête Nord des Caisses de Jean-Jean, sur environ 1 km, au pied des falaises d’escalades, avant de redescendre dans le Vallon Nord. Au bout de 500m nous rejoindrons la piste par une sente pour éviter de traverser des zones d’épineux. En ce weekend ensoleillé, les falaises d’escalades sont très prises d’assaut et nous croisons beaucoup de randonneurs. Encore 500m, et nous apercevrons sur notre gauche l’Oppidum et son site archéologique.
« Des fouilles récentes montrent une occupation du site depuis l'âge du bronze (-2500 av.J.C). Le site a ensuite été habité à partir du VIème siècle av. JC par les Celto-Ligures, puis les Grecs, puis les Romains. On peut voir les vestiges de maisons, de remparts, etc... L'Oppidum était un poste de surveillance de la route Mouriès-Eygalières à travers les Alpilles ».
Poursuite vers l’Est par le sentier qui passe devant les ruines d’une habitation au pied de la falaise des Petites Caisses de Jean-Jean, avant de passer le col surplombant le golf de Servanne. Descente pour rejoindre la piste, à l’Ouest des Baumettes, prendre au Nord-ouest vers les ruines de Cagalou. Il s’agit d’une ancienne ferme-bergerie, installée au milieu du vallon au bord d’une pinède. D’après plusieurs datations gravées dans les frontons de différents passages de portes, elle daterait dans sa 1ère partie de 1791, avec des bâtiments qui se sont rajoutés pendant une cinquantaine d’années. Des bâtiments beaucoup plus récents ont été construits à proximité. Nous couperons un peu plus court, pour regagner le pont 1-CB de la Sablière-1, puis la piste entre le Destet et la Quille, bordée de vigne, un petit prélèvement s’imposera, avant de terminer avec une bonne bière bien fraiche offerte par nos amis et un pot de départ dans un café d’Eygalières.
Fin d’une très belle journée, dans une oasis de verdure au milieu de la plus grande oliveraie AOC de France.
« Au sein du Parc Naturel Régional des Alpilles, la Vallée des Baux abrite le village de Maussane-les-Alpilles qui compte un peu plus de 2 000 habitants. Dans cette région si touristique, Maussane-les-Alpilles conserve son authenticité provençale, avec ses oliveraies, ses vestiges antiques et ses fêtes traditionnelles. Maussane-les-Alpilles, village dit « aux mille fontaines » (certaines sont toujours là), se découvre au fil de l’eau. Aqueducs, lavoirs, fontaines, puits sont autant de haltes fraîches d’une promenade qui vous conduira naturellement sur la place Laugier de Monblan au cœur du village. C’est le lieu idéal d’échanges et de rencontres de toutes les générations. Là, sous les jeux d’ombre et de lumière des platanes, à la fraîcheur de la fontaine des 4 saisons, (construite sous le second Empire), vous vous ressourcerez. La magie provençale opère ici, avec son cortège d’images ensoleillées, de goûts d’huile d’olive et de vins chaleureux, de chant des cigales et de folklore incontournable. La tradition oléicole de Maussane-les-Alpilles remonte à la nuit des temps. Entouré de près de 2000 ha d’oliveraies, notre village accueille trois moulins à huile. Avec ses 40 000 pieds d’oliviers, 400 000 litres d’huile produits par an, le village est le premier producteur d’huile d’olive AOC de France. Cet "or vert" a fait la promotion du village sur les cinq continents, offrant à l’amateur une gamme de goûts surprenante et inégalée. L’AOC de la Vallée des Baux de Provence lui garantit également une origine, des variétés, un savoir-faire, des méthodes culturales et de transformation, gages d’excellence. Les méthodes de conservation des olives remontent à l’Antiquité. En effet, on retrouve notamment dans un ouvrage écrit 200 ans avant JC, des explications sur la manière de préparer et de conserver les olives, avec de savoureuses recettes ! De nos jours encore, ce savoir-faire est toujours vivant dans la Vallée des Baux. Plusieurs producteurs de Maussane-les-Alpilles préparent et vendent dans le monde entier leurs tapenades, olives cassées et confites et plein d’autres préparations tout aussi délicieuses ».