Résumé de : Espagne-Cap Creus-de Montjoi au Port de la Selva

Résumé Espagne-Cap Creus-de Montjoi au Port de la Selva le 17-09-2013

Parcours 17.5/20 km – Durée 7h00 +3/4h déj.
Dénivelé 445 m – Dénivelé cumulé +900 m environ.
Pour bons marcheurs. Emportez suffisamment d’eau (2l.), car pas de point de ravitaillement.


Nous allons effectuer la traversée du massif du Cap de Creus (parc naturel), en empruntant des
chemins ouverts en 1995, sur un parcours à travers la garrigue en empruntant, des chemins séculaires empierrés peu ombragés, par le centre du cap, au départ du village de vacances de Montjoi, avant d’atteindre les jolies maisons blanches du village tranquille de Port de La Selva. Départ en voiture à une vingtaine de kilomètres à l’Est de Castello d’Empuriès, où nous avons passé la nuit et la soirée à l’Hôtel-Restaurant El Raco (très bonne adresse), nous traversons Roses et prenons la même route que la veille, après avoir passé en voiture le « Coll d’en Fragam », c’est la descente vers vers « Montjoi », avec un arrêt au « Mas de la Torre del Sastre ». Nous commençons à découvrir la côte découpée et sauvage des Pyrénées orientales. Après avoir garé nos véhicules que nous laissons sur le parking du village de vacances pour le reste du séjour (3 jours), car nous allons faire une boucle sur le Cap Creus. Il fait un temps superbe, et nous partons par le sentier balisé jaune, plein Nord, qui s’enfonce dans le « vallon de Monjoi ». Après 300m, à la croisée des chemins du « Mas de Montjoi », nousferons un petit détour jusqu’aux ruines de l’ancien Moulin à huile de « Montjoi de Baix ». Quant au passage par le « Jas de Dalt », impossible, propriété privée habitée, donc 2 solutions: -soit monter directement plein Est par une sente mal tracée pour rejoindre plus haut le sentier balisé jaune (difficile jusqu’à la jonction), avec de magnifiques points de vue sur Montjoi et ses alentours, la mer… -soit plus simple mais plus long de 2 km, prendre par l’intérieur des terres à la croisée des chemins, par le « Coll de Fragam, puis le « Pla de Gates ». Les 2 parcours se rejoignent au « Coll des Fourques » avec un coup d’œil du « Puig Alt », le point culminant de la randonnée 444 m, d’où nous pourrons découvrir les 2 versants du « Cap Creus », de la baie de « Roses » à celle du « Port de la Selva », avec une vue à 360°avec en face de nous, les installations de la « Base militaire du Coll de Peni ». Nous poursuivrons par un sentier balisé jaune parallèle à la route qui mène aux installations de la « Base militaire de Peni », ferons la pause déjeuner à « Roca Negra », avant de continuer notre descente vers la route du « Coll del Bombo ». Prendre en face, montée raide sur 200m pour rejoindre la crête de « la Serrat de les Bertes », ou nous nous arrêterons à une cabane de berger, « la Barraca en Misses ». Ignace après l’avis du général !!!, prendra la décision de faire un petit détour jusqu’au « Coll de Sant Genis » d’où la vue sur la Baie de Roses vers l’Ouest et l’intérieur des terres du Cap Creus est magnifique. Ce sera la descente par « la Serrat de la Gloria », direction Nord-est, avant de descendre au pied de « la Costa de Puig Barber », vers « le Mas de l’Estela » et ses vignobles recouvrant la vallée. Un oasis de verdure dans « le Vallon de Sant Roma », qui nous permettra de gagner, le petit village de « la Selva del Mar », joli petit village est situé sous la montagne de « Sant Pere de Roda » où nous nous arrêterons pour nous y rafraîchir après une chaude journée au Bar Restaurant El Brascó. Puis nous ferons un petit tour de ce très beau petit village qui a conservé tout son charme d’antan.
Petite Histoire du village
La Costa Brava, c'est non seulement, une côte avec des plages fortement peuplées ou criques à faire rêver, mais aussi des petits villages dans l'arrière-pays, le plus souvent à peu de distance de la mer et qui méritent d’être connus. Le village de Selva del Mar est un de ces bijoux précieux et n’est qu’à environ 2 Km de Port de la Selva. En dehors de la haute saison, particulièrement en semaine, il peut arriver qu'on soit là, vraiment, l'unique touriste. Le week-end par contre, surtout par beau temps, on y voit des Barcelonais qui ont ici leur seconde résidence, souvent des gens du monde de la mode ou du cinéma qui se fréquentent en semaine à Barcelone et se rejoignent le week-end dans un très petit restaurant au cœur du village. On arrive par une rue asphaltée dans le village qui se cache à côté de la "Riera de la Selva" au bord de la vallée. En traversant le village, le chemin mène à la rivière, sèche en été dont les bords bordent de vieilles maisons de l'époque romane. Au bout du village se trouve la "Font dels Lledoners" : cette célèbre source, où les estivants se rafraîchissent, est un plaisir rare pour les gens de la ville, qui peuvent étancher ici leur soif, à l’ombre des platanes avec l'eau de source fraîche, limpide, ainsi que nos ancêtres le faisaient, il y a longtemps. Certains apportent des bouteilles à remplir pour s'offrir ce plaisir tout à fait gratuit d’eau fraîche à la maison. La notoriété de la source est due en premier lieu à la propreté particulière de l'eau, qui coule directement des montagnes dans la vallée et ne contient aucune substance chimique. En ce qui concerne l'histoire du village, on la connaît presque uniquement par la tradition orale des vieux habitants. Une grande partie des archives locales a été victime des flammes pendant la guerre civile espagnole. Le document le plus ancien existant date de l’année 974. Il s'agit du témoignage d'un don du comte d'Empuries au cloître Sant Pere de Rodes. Le document mentionne une chapelle qui se trouvait sur le terrain du village actuel, et on suppose qu'elle a été construite au VIIème siècle, à une époque, où la forêt « selva », couvrait les collines et a donné son nom au village. L’agriculture s’est développée sous l'influence des moines de Sant Pere. Bien protégé des attaques des pirates, les premiers habitants y ont planté des vignes et des oliviers importés par les Romains. La pêche était également un gagne-pain important dans ces temps-là ; cependant, les pêcheurs vivaient à l’intérieur des terres et utilisaient, comme à Llançà, sur la plage (du Port de la Selva d'aujourd'hui) quelques cabanes dans lesquelles ils rangeaient leurs matériels de pêche. La tour de défense de Selva de Mar témoigne encore de cette époque de la piraterie. Ainsi, Port de la Selva est l'enfant de Selva de Mar. Au XIXème siècle, l'agriculture était le revenu le plus important du village, jusqu' aux années 50 du XXème siècle, d' autant plus que le miracle de l'électricité permettait l’usage des moteurs entraînant les moulins à huile qui fonctionnaient du 15 juillet jusqu’à mi-novembre, où la production d’huile d’olive était vraiment importante dans le village. Cependant, en 1956, les oliviers ont été victimes d'une sévère période de gel et cela a marqué la fin de la production d'huile d'olive à grande échelle. Le petit musée de l’agriculture dans lequel on peut regarder ces appareils ruraux, témoigne de cette époque. A l’inverse de Port de la Selva, Selva de Mar a été oublié du boom touristique. Cependant, pendant la pleine saison et les week-ends, viennent ici, un nombre important de vacanciers. Plusieurs sont originaires du village et ont rénové respectueusement les vieilles maisons. Les métiers des habitants suivent les signes du temps et se concentrent sur le tourisme, le commerce et la construction. Cette dernière, cependant, se déroule ici seulement à petite échelle. L’architecture ici étant peu changée, le village garde son caractère typique. Si vous vous sentez d’humeur romantique, nous vous conseillons d'explorer les ruelles de Selva de Mar ».

Nous rejoindrons par la route, puis des sentiers à travers des jardins privés, le petit « Port de la Selva », où nous passerons la nuit à « l’Hôtel Restaurant Sol y Sombra ».
« Histoire du village »
De toutes les villages autour du Cap Creus, Port de la Selva est le plus susceptible de gagner le titre du " petit village de pêcheurs ". Ses maisons blanches se nichent l'une dans l'autre, comme si elles cherchaient ensemble l'abri de la Tramontane. Évidemment, beaucoup d'habitants vivent du tourisme mais leur source de revenu principal est toujours la pêche. Le port de pêche de Port de la Selva se range parmi les plus importants dans la province.
En 1725 construction de la première église. À cette époque, Port de la Selva appartenait toujours à Selva del Mar. Près de la plage, seulement quelques cabanes existaient où les pêcheurs gardaient leurs filets et tout autre équipement. C’est en 1787 que l’indépendance de Selva del Mar est ordonnée par le décret du Roi Carlos III. Au XIXème siècle, la production de vin et d'huile d'olive prospèrent; le nombre d'habitants augmente. A la fin du XIXème siècle le phylloxera détruit la plupart des vignes. Le nombre d'habitants diminue. En 1886 après une demande publique, la route à Llança a été construite avec l'argent des habitants. Après la guerre civile, 70% du Port de la Selva fut détruit. Nouvelle perche économique des années 60 grâce au tourisme. Le nombre d'habitants se stabilise autour 800. De nouvelles maisons et des appartements sont construits sans toucher à l'ancien centre de village. La baie de Port de la Selva forme un bassin naturel et est abritée des vents durs par les montagnes environnantes. La plage principale est assez grande et offre même suffisamment d'espace en haute saison. Cette plage est particulièrement estimée par les windsurfers. La plage de " Cala Tamariu " est située sur le chemin de Cap Creus et peut être atteinte en voiture. D'autres petites criques vers Cap Creus sont agréables mais il faut s'y rendre à pied. Après la perche du tourisme dans les années 60, un tourisme plutôt national s'y est établi. Particulièrement pour la bourgeoisie Barcelonaise, ce village pittoresque semble très populaire. Parfois dans la haute saison entre le 1er et 20 août, le village est envahi par les touristes français en raison de la proximité de la frontière, et des touristes venant d'autres pays de la CEE. L'entourage du village avec ses nombreux chemins de randonnées et piétonniers, invite à rencontrer la nature inchangée ainsi que de nombreux endroits historiques de l'époque mégalithique et des temps médiévaux ».