Résumé de : Oppède le Vieux-Têtes du Loup+Roucaoule-Pradon-Barres Fiot+Gautier

Parcours de 11 km - Niveau 3 - pour très bons marcheurs.
Montée et descente très pentues. Bâtons indispensables.
Durée 5h00. Dénivelé : 450 m. Dénivelé montées cumulées 675 m.

Départ du parking du Jardin des Terrasses d’Oppède-le–Vieux il est 9h40. Le temps est brumeux, mais il ne fait pas froid. Nous gagnons le vieux village par les jardins des terrasses, et rejoignons l’aire de battage de Ste Cécile, avec un beau panorama sur le village, son château et la chapelle Notre-Dame d’Alidon, ainsi que sur l’entrée du Vallon de Combres, mais surtout les Tête du Loup et de Roucaoule ou nous allons nous rendre. Un randonneur anonyme se joint à nous au départ, ne connaissant pas le sentier pour se rendre à Combrès, notre départ étant le même. Nous empruntons le sentier du GR, caladé en dessous la place du village, à gauche au bord de la départementale. Passage devant l’ancien puits, puis à gauche, et passage devant les vignes « du seigneur », puis c’est l’amorce du Vallon de Combrès, que nous prendrons sur 200 m, avant d’abandonner notre compagnon, en prenant à gauche, le sentier qui grimpe derrière les ruines du château. La montée nous met en condition pour la suite, à travers un bois de feuillus aux couleurs de l’automne. Si vous avez des bâtons vous en aurez besoin et serons d’une grande aide tout au long de l’ascension. Au sommet de la bute, nous sommes juste au-dessous des ruines des tours du château, que nous apercevons à travers le feuillage coloré. Une petite pause avant l’effort, là, il faut prendre à droite, le sentier des chasseurs qui s’enfonce dans le bois, et monte, monte, monte rapidement. Après de nombreuses pauses, derrière nous au fur et à mesure de l’ascension, nous découvrons le vieux village d’Oppède-le-Vieux comme vu en montgolfière, et un magnifique panorama sur la vallée du Calavon, Maubec, Gordes, les Monts de Vaucluse, le Ventoux, Ménerbes, la vallée d’Apt. Il nous faudra ¾ d’heure pour atteindre le belvédère de la Tête du Loup, avec en récompense du belvédère une vue plongeante comme jamais, en enfilade sur le Vallon de Combres. Après une pause réparatrice, nous poursuivons à travers la garrigue dense de buis et de chêne verts, en longeant la bordure des hautes falaises de Combrès, nous permettant d’avoir de magnifiques coups d’œil sur la gorge, et la barre rocheuse de Fréguié, en face, avec sa Grande Arche percée, ressemblant à un croc de chien percé. Encore ¾ h, et nous atteignons le sommet de la Tête de Roucaoule. Nous sommes partis depuis 2h, sommes passés de 200 à 600 m d’altitude, et le panorama se savoure, nous avons fini les gros efforts de la journée. Le sentier est maintenant plus facile et mieux tracé, nous croiserons des chasseurs et leurs chiens, qui traquaient le gros gibier, sangliers et chevreuils, discuterons à midi avec l’un d’eux, nous disant ayant croisé la semaine dernière un troupeau d’une trentaine de sangliers. Il est vrai qu’avec tous les glands des chênes cette année, et les traces de labourage qu’ils laissent un peu partout, se retrouver nez à nez avec une telle horde, ça doit plus qu’impressionner. Nous rejoindrons le GR à la Jassine, et nous déjeunerons à 12h15 au soleil, 5 mn plus tard. Pour se remettre en forme, le pastis, avec les amuse-gueules, avant un bon repas, accompagné, d’un Bourgogne aligoté, fruits, café et petits gâteaux. C’est après 3/4h et la rencontre de notre randonneur du matin en contre sens, que nous reprendrons le GR6-97, pour rejoindre cette fois sans difficulté, en 1/4h la piste forestière, ou nous retrouverons le groupe de chasseurs, attendant leurs véhicules. Puis, nous irons signer le livre d’or de Christophe au Bastidon du Pradou, ou nous rencontrerons un couple de randonneurs. Nous regagnerons la piste, et la prendrons direction plein Ouest, sur 1 km en croisant d’autres randonneurs (il y avait du monde, ce jour, dans le Petit Luberon), jusqu’à la piste à droite qui mène au Sommet des Fourcats. Après 400m, prendre à droite, un cèdre sert de repère, puis des cairns balisent la ligne de crête de la Barrre de Fiot, puis celle de Gautier, plein Nord. Nous sommes cette fois sur l’autre versant du Vallon de Combrès et pouvons le voir sous un autre éclairage. Au fur et à mesure de notre avancé c’est une vue plongeante sur le Nord du Luberon, et sous le soleil, le Ventoux, la Vallée du Calavon, Gordes, les Monts de Vaucluse, et Oppède-le-Vieux. Cette fois nous apercevons la Dent percée de Fréguié (la Grande Arche) de près, en amorçant la descente de la Barre de Gautier. Le sentier est balisé par quelques panneaux blanc accrochés d’abord à un chêne vert G9, puis G7 à un pin, attention, ne pas descendre le sentier, en dessous de cet arbre, si vous êtes pris de court par le temps, car il descend sec dans le joli vallon boisé de l’Estrachon qui débouche en contrebas, à gauche sur un à-pic vertigineux sans issue. Par contre si vous avez le temps, une fois dans le vallon, à droite, vous pouvez le remonter et après quelques efforts, vous rejoindrez la Dent de Fréguié. (Il y a 2 autres façons d’y aller, une facile, en prenant à droite sur la Barre de Fiot la ligne de Crête du Haut Vallon de Fréguié, l ’autre beaucoup plus difficile du fond du Vallon de Combrès, à un chêne marqué d’une croix rouge, empruntez l’éboulis du Vallon de Fréguié, c’est au moins 1h d’ascension très pénible et difficile avant de l’atteindre, petite barre rocheuse, mais que c’est beau: prendre une carte IGN et un GPS, je vous en parle en connaissance de cause, ayant fait tous ces parcours l’année dernière). N’oubliez pas que le retour devra se faire en revenant au pin G7, ou en remontant à la Barre de Fiot.
20 m au-dessus, avant ce pin, prendre le sentier à votre gauche bien tracé, fléché jaune, qui descend dans une forêt de buis, la Barre de Gautier. Les bâtons sont très utiles, là encore, ça descend bien et il y a 2 passages, ou des plaques rocheuses rendues glissantes par l’humidité et le non ensoleillement de ce secteur l’hiver, sont un peu plus difficiles à franchir. Nous rejoindrons le GR en bas de la Barre de Gautier, prendre à droite, et après 400 m au pied du Luberon, nous rejoignons l’entrée du Vallon de Combrès. Il sera 15h30 quand nous regagnerons nos véhicules.
Très belle journée, malgré un voile brumeux, nous avons eu très chaud à la montée, mais aussi à la descente. 20°c, pour une mi-novembre, c’est encore exceptionnel, avec de magnifiques points de vue sur le versant Nord du Luberon.