Résumé de : St Hubert-Conque Verte-Barbéris-Rocher du Cire-Aiguiers du Cire et de Sicaude

16 km Dénivelé : 300 m Dénivelé total : 750 m Durée : 5h30 + ½ h pour déjeuner.
Pour bons marcheurs. Sans aucune difficulté, si ce n’est la longueur.


Les météorologues avaient annoncé, journée ensoleillée, se gâtant en fin de journée, ils ne se sont pas trompés.
Nous arrivons au Gite de St Hubert, au-dessus de Javon, vers 9h15. Cette balade est une variante de la randonnée faite le 19/01/2010 dernier, sans la neige. Un groupe de randonneurs, quitte le Gite et repart en voitures. La neige tombée il y a un mois, n’a pas encore complètement fondu, mais le soleil brille, +6° au thermomètre au départ à 9h30, quand nous quittons le Gite.
Nous rejoignons le GR91A, par la route, 200m plus bas, Il y a encore de la neige dans les coins ombragés du sentier. Une petite halte à un relais de chasse derrière un muret de pierre, puis nous grimpons la petite côte jusqu’au Pas du Viguier, l’extrémité Nord du mur de la peste. Le ciel est un peu encombré par de petits nuages, le Ventoux encapuchonné, mais nous avons un beau point de vue à 360°, sur le Gite de St Hubert, les contreforts du Ventoux recouverts de neige, les Dentelles de Montmirail et la plaine comtadine avec un avant goût des Gorges de la Nesque. Il reste les ruines d’une ancienne cabane qui semble être la dernière guérite, ou poste de garde du mur de la peste, puis c’est la descente, rocailleuse par endroits. Rester sur le sentier le plus large, avec un petit détour à la ferme Alleman, pour rejoindre la D5, à Faraud. Nous prenons la piste en face, au croisement suivant légèrement à gauche, puis plus loin un sentier encore à gauche, qui permet de rejoindre la piste, qui passe en dessous du réservoir d’eau. Nous poursuivrons jusqu’aux ruines de la Reis, une ancienne ferme abandonnée, avec son puits toujours plein d’eau. 100m avant, prendre à gauche le sentier qui monte vers le sommet de la colline, jusqu’à la citerne au point 694, d’où se dégage un beau point de vue à 360°. Redescendre par le même chemin, laisser la ferme de la Reis sur votre gauche, retour sur à peine 100m, et prendre le sentier sur votre gauche (petit cairn) qui descend à travers la broussaille en biais dans le vallon, il conduit à une autre ferme en ruines, au point 648, où, en en faisant le tour, au pied d’un grand chêne accolé à la ferme, vous découvrirez l’ancien puits, au fond duquel il y a toujours de l’eau. Prendre le sentier en dessous de la ferme, qui s’enfonce perpendiculairement dans le bois, tout droit au départ, il rejoint la piste au bas du Vallat de la Conque Verte. Les 20 cm de neige qui recouvraient la piste du Vallat, ont complètement disparu, ce qui facilite la montée sur 2,5 km. Sur le plateau au panneau carré vert, Gorge de la Nesque, prendre à droite, la ferme habitée des Barbéris, n’est plus très loin. Nous croiserons les fermiers courageux, qui habitent ce lieu isolé en pleine nature, ou nous ferons la pause déjeuner, au milieu des bêlements des brebis et des chèvres près de la ferme, des 2 vaches et du magnifique ânon gris, avec son beau et long pelage d’hiver. Après cette pause bienvenue sous un soleil estival, avec une température d’ au moins 15°c, nous reprenons, sur la droite de la ferme, la piste marquée du panneau : Les Barbéris. Nous nous arrêtons pour voir les sangliers dans leur enclos en contrebas. Puis nous prenons le sentier derrière la ferme, à gauche, qui passe au-dessus, puis à droite entre les murets et monte à la ferme de Gazan, plus en ruines, mais bien restaurée. 300m plus haut, au croisement prendre à gauche, plein Nord, direction les Teyssonnières. Une fois là, prendre à droite à la fourche, encore 100m et au carrefour, passer la barrière en face. La piste se rétréci à un chemin à travers la garrigue du Coulet du Saré, couverte de buis, chênes verts, et plantes aromatiques, pour déboucher au belvédère de la borne 870m, le point haut au-dessus des Gorges de la Nesque. Un enclos grillagé avec des carcasses de brebis, marque le bout du sentier, certainement pour nourrir les rapaces fréquentant les lieux. Sur la droite un petit balcon permet de s’approcher et d’avoir une vue exceptionnelle en enfilade sur les Gorges de la Nesque. C’est plus que magnifique, comme dans le Colorado. Après ce spectacle grandiose, prendre le sentier, qui part du balcon et longe la falaise, en s’en écartant progressivement (sans risques), il descend en arrière dans le vallon du Rocher du Cire pour rejoindre la piste de la ferme des Barbéris.
Une fois rejointe, la prendre plein Sud, à gauche, sur 250 m, puis la quitter par la gauche, en empruntant une petite piste forestière qui remonte Nord Est , passage devant l’Aiguier du Rocher du Cire, sur votre gauche, avant d’atteindre le belvédère 1, du Rocher du Cire, presque en haut de la barrière rocheuse Sud du Cirque. C’est aussi beau que tout-à-l’heure, avec en plus une vue plongeante sur le Rocher du Cire, les Gorges profondes de la Nesque, la route D 942, qui relie Méthamis à Monieux, accrochée et serpentant au-dessus des gorges avec ses nombreux tunnels, le belvédère du Castellaras en face, quel spectacle et quelle beauté ! Mais ce n’est pas fini… Retour sur nos pas, une cinquantaine de mètres, puis nous prenons une sente sur la gauche, qui rejoint le grillage d’un parcage de brebis (dont nous franchirons tout-à-l’heure le portail), Passer par-dessus et le longer de l’autre côté, le sentier se poursuit en descendant Sud-Ouest, jusqu’à la jonction avec une petite piste que vous prenez à gauche sur 100m environ, et finit par une terrasse dégagée. Là , s’arrêteront ceux qui ont le vertigepour faire une pause, en attendant les autres : belles vue sur les Gorges, le Castelleras et la route D942 en face, la ferme de Cassoulin avec sa piscine (si vous avez le temps allez la voir) et le Cirque du Rocher du Cire. Pour les autres, moment émotion, poursuivre la sente à travers les arbustes qui conduit à la baume, du belvédère 2, juste au milieu de la falaise du Rocher du Cire. Attention, l’accès direct par les rochers est glissant, le plus simple, c’est de descendre en contrebas de 2/3 m et de passer au milieu des arbustes qui permettent de bien s’accrocher, avant de remonter sur la plateforme de la baume. Faites très attention pour y parvenir, il y a des prises dans les rochers et des arbustes pour s’accrocher, mais tout dérapage est interdit, sinon c’est la chute vertigineuse. Cette terrasse dégagée des arbustes permet de voir tout en bas, la Nesque et les méandres de sa gorge profonde, l’impressionnante falaise du Rocher du Cire, avec ses nombreuses baumes, la D942 en face, accrochée à la muraille avec ses tunnels, et de découvrir en regardant bien, une habitation troglodytique au-dessus, et entre les 2 tunnels du Castellaras. Retour par la petite piste jusqu’à 100m de la barrière 2 du parcage des brebis. N’oubliez pas de vous arrêter , sur votre gauche à l’Aiguier de Sicaude 1 , avec ses 3 citernes en pierre sèche, voûtées, dont une, est encore en bon état, et son puits, avec ses auges et saignées creusées dans la dalle rocheuse. Après le passage de la barrière prendre la piste montante à droite (à gauche, ça mène à la ferme de Cassoulin ou aux ruines et à la ferme de Sicaude) et vous rejoindrez un peu plus haut la piste de Berbéry (X des chemins), où vous poursuivez la piste forestière, qui passe devant la Croix de Bois, et relie la ferme de Barbéris à la ferme du Coulet, permettant de regagner la D5, à 300 m du Gite de St Hubert.
Il est 16h00, la journée sous le soleil, a été un vrai moment de bonheur, que nous garderons longtemps dans nos mémoires.
Nous nous arrêterons à 1,5 km de là, à la table d’orientation de la ferme de la Plane de Rubis, afin de contempler une dernière fois ce site exceptionnel, aussi bien d’en haut que d’en bas.