Résumé de : Sivergues-Le Mourre Nègre sous la neige par la face Nord du Grand Luberon

16,7 km Dénivelé : 560 m Dénivelé total : 865 m Durée : 5h30 + 1/2h pour déjeuner.
Pour très bons marcheurs bien équipés en hiver sous la neige. (J’ai parcouru environ 18 km)


J’ai quelque peu hésité ce matin, avant de partir, le ciel étant gris, mais quand faut y aller, faut y aller, et c’est sur ce, que je prenais la route de Sivergues. Peu de neige, 2 à 3 cm de neige poudreuse, ciel gris, température -3°c.
« Au cœur du parc Régional du Luberon, le Village de Sivergues avec ses 30 habitants, est blotti sur un rocher qui surplombe le vallon de l'Aiguebrun, dans de grands espaces sauvages. Une route sinueuse sans autre issue, vous amènera au village. Après Sivergues, il n'y a que des sentiers pédestres, qui vous conduiront sur la montagne du Luberon. Vous aurez un peu l'impression d'arriver dans un village du bout du monde...Amoureux de la nature, du calme et de l'authentique, Sivergues vous attend et vous réconciliera avec le Luberon authentique...! Par sa situation Sivergues, fut jadis choisi par les Vaudois, comme site stratégique afin d'échapper à leurs persécuteurs ».
« Situé entre les villages d’Auribeau et de Buoux, au cœur du petit Luberon, Sivergues est un très joli petit village médiéval, situé à quasiment 600 mètres d’altitude.
Très pittoresque, le village de Sivergues ne souffre pas du manque d’espace, ni ses habitants d’ailleurs ! En effet, ils se partagent un territoire d’environ 1000 ha et jouissent d’une vie en pleine nature, au grand air ! Entourés principalement de bois et de landes…et ayant pour majeures activités l’élevage des chèvres et la culture de lavandin !
Un des plus beaux endroits pour les amoureux de la randonnée et de la nature ! Les artistes peintres y trouvent également très certainement l’inspiration…la sérénité des lieux inspire à la création…Apt, la ville la plus proche, se situe à environ 11km.
Si la tradition fait remonter le hameau à la fondation du monastère au Vème siècle par la femme du premier évêque d´Apt, Castor, aidée de six compagnes ("Six Virgines"), l´agglomération réelle nait après les grandes épidémies à l´aube du XVIème siècle, entre 1501 et 1523, grâce à l´attribution d´actes d´habitation à 8 familles vaudoises afin d’y cultiver les terres abandonnées.
Jusqu´au siècle dernier, la communauté resta essentiellement protestante.
Bien que paraissant vivre en marge de la civilisation, Sivergues est enveloppé d´une atmosphère particulière qui n´échappera pas aux vrais amoureux de la nature; ils ne regretteront pas le détour pour ce site si merveilleusement décrit par Henri Bosco : " C´est bougrement perché Sivergues ! Et perdu au diable... »

C’est vrai, que même sans soleil, ce village a du charme. Il est 9h30, et après un petit tour du village, pour prendre quelques photos des vieilles maisons et anciennes demeures restaurées, je prends la piste qui passe sous la voûte entre 2 habitations, passe devant la mairie, puis la dernière maison « Fin de la Route ». La piste rejoint le Castellas, une Ferme-Gîte. Deux cochons et leurs porcelets trottent dans la neige en toute liberté. Puis c’est l'ascension vers le Mourre Nègre emprunte un vieux chemin muletier, en partie taillé dans la roche, preuve que le Luberon a toujours été une terre de circulation entre pays de montagne et plaine de la Durance. Après le passage d’un petit défilé, la piste se transforme en sentier (vous êtes sur le GRP du Tour des Claparèdes) et la pente s’accentue. A la jonction à la citerne « Lou Pas dels Ensarris », c’est la piste des Cavaliers sur les crêtes, qui chemine sur les pelouses sèches, aujourd’hui recouverte de 5cm de neige, résultats de l'activité pastorale, qui se recouvrent de fleurs sauvages et plantes aromatiques au printemps (orchidées, cistes, globulaires, thym, romarin...). De la crête, c’est la meilleure façon d'apprécier un panorama grandiose, mais aujourd’hui, j’en serai un peu privé à cause de la brume : la Ste Victoire, et toute la vallée de la Durance jusque vers l'étang de Berre, au Sud et la Vallée du Calavon, Apt et le Mt Ventoux au Nord. Passage devant l’embranchement de la DFCI : Piste des Grottes, puis arrivée à la citerne 953m, avec retour possible sur Auribeau, à droite ; et pour le retour par les Estrugets, à gauche. Poursuite sur la ligne de crête, sur environ 400m, prendre la petite piste parallèle, à gauche qui monte au Jas de Brémond. C’est un endroit pour faire une pause, un abri de berger, avec banc et table à l’extérieur, avec un beau point de vue. Poursuivre le GR qui rejoint la piste principale, 300m plus loin, à la croisée des pistes, un panneau explicatif sur le développement des chenilles processionnaires, prendre le 2ème sentier qui monte en partant de la gauche, ça grimpe sec, passe sous la ligne électrique et rejoint le sommet, juste au pied, à droite de l’émetteur du Mourre Nègre. Prendre le sentier à gauche et vous arrivez à l’émetteur et le sommet 1125m du Mourre Nègre. Un tour d’horizon, dommage c’est un peu voilé, la visibilité n’est pas très bonne, même si le soleil fait son apparition. Ce sera pour la prochaine fois, ce n’est qu’un repérage. Il est juste midi, l’heure de déjeuner. Une 1/2h de pause pour se refaire, et c’est reparti pour la descente. Je pars sur la piste vers l’Est, puis le Nord et rejoins la piste au carrefour en contrebas. Retour par le même chemin, la piste des Cavaliers, sans repasser par le Jas de Brémond, jusqu’à la citerne 953m. Là, je ferai une petite erreur en m’engageant sur le sentier en dessous de la citerne qui descend dans le Vallon de Vejié. Après 400m de descente, je m’apercevrai de mon erreur et devrai remonter, jusqu’à la citerne. Prendre la piste montante à droite du panneau « Piste des Cavaliers », après 300m, vous arrivez à la croisée des chemins « Les Estrugets». Prendre la piste qui part sur la droite du panneau, après 4/500m, sur la gauche une petite piste, la prendre, elle descend dans le vallon, ensuite prendre jusqu’en bas tous les sentiers à votre droite. Le parcours en sous bois est très agréable, parfait pour l’été, il y a encore de la neige, mais en arrivant au « Rocher », elle disparait, la chaleur l’ayant fait fondre.
Le sentier redevient carrossable et c’est sur une piste que je poursuis, dans le défilé du Rocher. Une petite grotte à 10m au dessus du passage avec sur sa gauche, une ébauche d’abri troglodyte. A la fourche suivante, 150m sur la droite, il y a les ruines d’une ancienne bergerie. Par le sentier de gauche, vous rejoignez le Castelas. Quant à moi, j’ai coupé après 500m environ à droite, à travers le pré pour rejoindre un escarpement rocheux en passant le grillage du parc à brebis couché, ayant repéré les ruines d’une autre bergerie cachée au pied d’une petite falaise, 200m à droite du Castelas. Plus de neige alentour, elle a fondu à vitesse V, c’est vrai qu’il fait au moins 5/6°c…Puis ce sera le retour à Sivergues par la piste.
La poudreuse était bonne, il ne manquait que le soleil, mais ce n’était qu’un repérage, retour à la voiture, il est 16h00,