Résumé de : Le Barroux-Monastère Ste Madeleine-Aqueduc-La Roque Alric-Ecluse de Falque

17,5/18 km Dénivelé : 230 m Dénivelé total : 660 m Total avec visite 7h15
Durée : 5h30 + 1/2h pour déjeuner
Comptez 1h15 de visites du Monastère Ste Madeleine et de la Roque-Alric.
Pour très bons marcheurs, mais pas de difficulté.


Ah ! Qu’il faisait beau, malgré la température basse voisine de 0°c ce matin, et après la grisaille et la neige des jours précédents. Il est 9h45 quand nous démarrons du parking, au pied des remparts du Château du Barroux. Direction plein Nord par la petite route D90a, vers le Monastère Ste Madeleine, c’est fléché. Nous ferons la pause photo près d’un grand bonhomme de neige fait par des enfants, il est vrai que pour un 11 Mars, c’est surprenant en Provence. Poursuite jusqu’à l’oratoire de St Joseph, là nous prenons à gauche, bien que ce soit indiqué à droite par la route, c’est plus agréable, à travers bois et aussi long sans voiture. La piste longe par la gauche le parc du Monastère, le contourne et descend à la Bastide de la Rabassière. Ça doit être un coin, où il doit y avoir de la truffe, la « rabasse » en provençal. Elle naît au pied d’un chêne vert, d’un olivier ou d’un noisetier, nombreux dans ce lieu et bien clôturé. Prendre plein Sud, en remontant la colline et au sommet vous rejoignez la route goudronnée, prendre à droite pour atteindre le Monastère Ste Madeleine. Un endroit idéal pour pique-niquer l’été à l’entrée du site. Nous ferons le tour du parc et visiterons l’Abbatiale du Monastère.
Historique :
« En août 1970, un jeune moine bénédictin, le père Gérard Calvet quitte l'Abbaye Notre-Dame de Tournay, avec l'accord de son père abbé, et s'installe à Bédoin, petit village du Vaucluse. Il désire vivre la règle de saint Benoît dans la fidélité avec les traditions liturgiques romaines. Il est rapidement rejoint par quelques jeunes gens qui désirent vivre la vie bénédictine. En 1974, il se rapproche du mouvement de Mgr Lefebvre et les relations avec Tournay sont rompues. En 1978, au vu de la croissance de la jeune communauté, un terrain de trente hectares est acquis entre le Ventoux et les Dentelles de Montmirail, sur la commune du Barroux. Commence alors la construction d'une abbaye de style roman avec les moyens techniques modernes. Le monastère rompt ses liens avec la mouvance de la fraternité Saint-Pie-X lors de l'ordination d'évêques que Mgr Lefebvre effectue sans mandat pontifical en 1988. Suite au Motu proprio Ecclesia Dei, Rome accorde au monastère un statut canonique : le T.R.P. Dom Dammertz, abbé primat des Bénédictins, vient promulguer le décret d'érection en abbaye, signé en juin 1989. En octobre 1989, les travaux de l'abbatiale sont terminés et elle est consacrée par le cardinal Édouard Gagnon. Le 24 septembre 1995, le cardinal Joseph Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et futur Benoît XVI, rend visite à la communauté et célèbre la messe conventuelle du dimanche en présence d'un grand concours de fidèles. En 2002, alors que les moines sont près de 70, une fondation est faite à Saint-Pierre-de-Clairac dans le Lot-et-Garonne : le monastère Sainte-Marie de La Garde.
En novembre 2003, le père fondateur résigne sa charge. Le père Louis-Marie est élu père abbé.
Dom Gérard Calvet est décédé le 28 février 2008.
Le 25 septembre 2008, l'Abbaye a intégré la confédération bénédictine, dont le but est de favoriser la vie, selon la Règle de Saint Benoît et la charité fraternelle entre les monastères.
Suivant la tradition des abbayes bénédictines, l'abbaye dispose d'une hôtellerie est ouverte toute l'année (sauf janvier) aux messieurs et jeunes gens pour des séjours à caractère spirituel ou des retraites individuelles ou en groupe. ».

Cette abbaye est réservée aux hommes. Le Monastère de la Font de Pertus, construit pour les femmes, est visible de l’Oratoire de Notre-Dame de la Guadelupe, au belvédère du parc et se trouve à 1,5km à l’Est. Le sentier vigneron vous plonge au cœur du domaine viticole, du Barroux. Nous reviendrons sur nos pas, jusqu’au carrefour précédent, prendrons un sentier sur la droite, nous faufilerons dans le bois pour éviter une propriété, et rejoindrons la piste à la croisée des chemins dans le Vallon à Bois Long, puis rejoindrons l’aqueduc à 300m de là, qui nous offre une belle architecture avec en son milieu une ouverture circulaire. Il alimentait autrefois, probablement en eau le village du Barroux. C’est ensuite par les chemins buissonniers où se mêlent vignes et anciennes ferme, bastides, restanques, des villages de crêtes Suzette, la Roque Alric, d’où l’on jouit d’une vue exceptionnelle sur le cadre montagneux des Dentelles de Montmirail et le Mont St Amand, dominant des vallons aux parfums sucrés. On est là dans les « montagnes paysannes » chères à Jean Giono, où les champs de taille modeste, offrent une marqueterie de cultures : vignes, oliviers, cerisiers et abricotiers. La végétation spontanée occupe fortement l’espace : chênes sur les sommets, genêts et pins sur les pentes jadis cultivées en terrasses. Nous ne ferons pas le Tour du Clairier, pas très intéressant, mais passerons à son pied, et nous arrêterons pour déjeuner aux Granges Rouges. Après un repas bien arrosé, nous franchirons le Grand Collet dans une forêt de pins, croiserons des bucherons au travail, puis traverserons le ru de la Suzette, avec sa petite cascade, avant de remonter à la belle Bastide de La Patronne, à laquelle sont adossées les ruines, certainement d’un ancien moulin à huile (d’après les restes d’une meule et la structure taillée dans la pierre d’un pressoir). Source pour se rafraîchir, pour l’été, attention c’est une propriété privée. Poursuite jusqu’à la Ferme de La Pinière ou l’on rejoint une petite route goudronnée. La descendre 100m, et prendre à droite, à travers les vignobles, vous passerez devant une belle propriété, La Martinelle, avant de rejoindre une autre petite route goudronnée, à la Ferme les Lentilles, la descendre, prendre tout droit au 1er virage, traverser le Pont de Roubiol. Gagner la D90a et prendre le sentier presque en face qui monte dans le bois, il vous permettra de couper une épingle dans la montée à la Roque Alric, idem un peu plus haut sur la route. L’arrivée au village est superbe. Telle une sentinelle campée sur son piton rocheux, La Roque Alric se situe au cœur des Dentelles de Montmirail. Avec une cinquantaine d’habitants nous ne sommes pas surpris du calme ambiant qui y règne. En entrant dans le village, aux ruelles pavées, on a l'impression de rentrer chez un particulier. L'ascension du village, par ses venelles pentues, nous mène jusqu'à son église, le point culminant du village. Là, un belvédère offre une vue panoramique sur les Dentelles de Montmirail. Après une petite pause, nous traverserons le quartier Rouviol, le plus habité, ou un potier y exerce son art. La Roque Alric est un petit village pittoresque, clair, propre, calme... Un endroit idéal pour se ressourcer au milieu de paysages superbes, loin de l’agitation urbaine. Nous rattraperons un groupe de randonneurs au col, puis basculerons par le sentier parallèle à gauche de la route D90a, au milieu des vignes, et la rejoindrons 800m plus bas, jusqu’au grand virage du Pontillard. Là, tout droit, prendre la piste qui descend dans la forêt de pins, jusqu’à la croisée des chemins à Pié Laugier 285m, prendre à gauche dans le bois suivre le balisage (ne pas franchir le sens interdit, propriété privée), jusqu’à l’écluse de Falque, un petit étang au milieu de la verdure. Le contourner par la gauche et suivre le balisage de l’autre côté, qui vous ramène après le franchissement d’un petit ru, jusqu’au cimetière du Barroux. Peu avant vous aurez quelques beaux points de vue sur le village et son château. Le retour se fera à travers les ruelles du village, et nous monterons jusqu’à l’entrée du Château du XII-XVIème siècle, et de sa Chapelle Notre-Dame La Brune
(voir historiques du château et de la chapelle sur les 2 photos des panneaux situées sur site).
Il sera 17h00, lorsque nous rejoindrons nos véhicules.
Fin d’une très belle journée, et même si nous avons avalé les kilomètres, nous n’avons pas souffert du parcours, sans grande difficulté au milieu d’un environnement provençal superbe.