Résumé de : Repérage St Hubert-Conque Verte-Barbéris-Rocher du Cire-Aiguier de Sicaude

14.8 km    Dénivelé : 300 m       Dénivelé total : 660 m   Durée : 5h30 + 20 mn pour déjeuner.
Pour bons marcheurs bien équipés en hiver sous la neige.(la difficulté dans ce cas passe à difficile)


Ce matin, 8h00 j’étais encore au lit, quand mon épouse me dis : Gérard tu ne vas pas te balader, il fait beau, le ciel est bleu. J’avais plutôt la flemme, pas très envie de sortir, de plus, il gelait, les toits des maisons étaient recouverts de givre. Après quelques minutes de réflexion, je décidais d’y aller…
 Le temps de tout préparer et de ne rien oublier, il était 9h15 quand je quittais la maison, et à 10h00, j’arrivais au Gite de St Hubert, au-dessus de Javon. Pas une âme qui vive aux alentours, à croire que plus personne ne randonne, dès qu’il fait un peu froid. La neige de la semaine dernière n’avait pas encore fondue, le soleil brillait, -2° au thermomètre au départ à 10h15, mais que c’est bon de respirer cet air vivifiant, en pleine nature.
Je rejoins le GR91A, par la route, 200m plus bas, le sentier est recouvert de 20 cm de neige, j’ai oublié mes bâtons dans la voiture, mais un tracteur a fait une trace, j’espère que ça sera le plus loin possible. Je grimpe la petite côte jusqu’au Pas du Viguier, ça passe bien, au sommet j’ai un beau point de vue à 360°, sur le Gite de St Hubert, le Ventoux recouvert de neige et un avant goût des Gorges de la Nesque. Il y reste les ruines d’une ancienne cabane de berger, puis c’est la descente pour rejoindre la D5, à Faraud. La traverser et prendre en face la piste, au croisement suivant tout droit, elle passe en dessous un réservoir d’eau, poursuivre jusqu’au ruines de la Reis, une ancienne ferme abandonnée. 100m plus loin au point 694, prendre à gauche le sentier qui monte vers le sommet de la colline, jusqu’aux ruines du Château d Amourier, avec un point de vue à 360°. Redescendre par le même chemin, repasser devant la ferme de la Reis, à peine 100m et un sentier sur votre gauche descend en biais dans le vallon, il conduit à une autre ferme en ruines, au point 648, et en en faisant le tour, au pied d’un grand chêne accolé à la ferme, vous découvrirez l’ancien puits au fond duquel il y a toujours de l’eau. Prendre le sentier en dessous de la ferme, qui s’enfonce perpendiculairement dans le bois, tout droit au départ, il rejoint la piste au bas du Vallat de la Conque Verte. La neige qui avait plus ou moins disparu depuis la route, recouvre sur 20 cm la piste du Vallat, aucunes traces de randonneurs ou de chasseurs, seuls les lapins ou autres petits animaux à 4 pattes, chevreuils et sangliers en particuliers, ont emprunté cette piste. Durant toute l’ascension, je resterai sur mes gardes, afin de ne pas me retrouver, comme il y a 15 jours, en face d’une famille de sangliers. J’aurais la chance d’en voir un, en train de patauger dans la boue à une trentaine de mètres, dans le sous-bois. Le temps de faire 2 photos, et je ne le dérangerai pas plus, on ne sait jamais. Sur le plateau au panneau carré, Gorge de la Nesque, prendre à droite, ou je rejoins le troupeau de brebis et de chèvres de la ferme habitée des Barbéris. Ces gens sont courageux d’habiter là, isolés en pleine nature, heureusement qu’il ne neige pas trop souvent en Provence. Je me faufilerai au milieu du troupeau de caprins, regroupés autour de la ferme, de quelques vaches et un magnifique ânon gris, avec son beau et long pelage d’hiver. Prendre sur la droite de la ferme, la piste marquée du panneau : Les Barbéris. Je m’arrêterai pour déjeuner, un peu plus loin, près de la stèle de marbre noir, gravée en souvenir de Pépi , chasseur de sangliers , érigée par ses amis. Au soleil sur les rochers, je me mettrai même en tee-shirt pour manger. Il est 13h00, et après le réconfort, poursuite par la piste forestière, dégagée de neige, et 1 km plus loin, au panneau de croisée des chemins: Chemin de Berbéry, je prendrai à gauche, la piste recouverte de 20cm de neige qui descend, à la barrière, enclos de brebis, passer par-dessus, et poursuivre, après 100m sur la droite, vous découvrirez le plus bel aiguier de Sicaude, avec ses 3 citernes en pierre sèche, voûtées, dont une, est encore en bon état, et son puits. Il est vrai qu’en été le site est plus spectaculaire, avec ses auges et saignées creusées dans la dalle rocheuse, alors qu’aujourd’hui, la neige recouvre presque tout, ce qui lui donne un aspect fantomatique. Poursuivre la piste et prendre le S remontant jusqu’au bout, elle se rétrécit à un sentier qui mène au belvédère du Rocher du Cire. Un peu avant beau panorama sur la gorge de la Nesque, le Castellaras : belvédère de la D942, route des gorges, Monieux. En se faufilant 2m en dessous du bout du sentier, on peut rejoindre le début de la 1èrebaume au pied de la falaise du Rocher du Cire. Faites très attention pour y parvenir, il y a des prises dans les rochers et des arbustes pour s’accrocher, mais tout dérapage est interdit, sinon c’est la chute vertigineuse. Cette terrasse dégagée des arbustes permet de voir tout en bas, la Nesque et les méandres de sa gorge profonde, l’impressionnante falaise du Rocher du Cire, avec ses nombreuses baumes, la D942 en face, accrochée à la muraille avec ses tunnels, et de découvrir en regardant bien, une habitation troglodytique au-dessus, et entre les 2 tunnels du Castellaras. Retour par le même sentier jusqu’à la barrière et le sentier de Berbéry, ou l’on rejoint la piste forestière, qui passe devant la ferme du Coulet, puis de gagner la D5, à 300 m du Gite de St Hubert.
Il est 15h30, la journée sous le soleil et avec la neige a été un vrai plaisir, il faisait +6°c au retour.
                                                          
L’homme des neiges...