Résumé de : Lac des Salettes-Ocres de Mormoiron et de Sablon

Parcours de 13.0 km Niveau 2 - pour bons marcheurs. Pas de difficulté.
Projecteur indispensable dans les galeries des Rostides.
Durée 4h30+1/2 h pour déjeuner. Dénivelé : 150 m. Dénivelé montées cumulées 380 m.


Endroit moins connu que Rustrel ou Roussillon, Mormoiron et le Sablon possèdent encore quelques vestiges du traitement de l’ocre dans la région.
Départ à 9h45 du parking du Plan d’Eau des Salettes, tout près de Mormoiron. Longer la plage en direction de l’Est et prendre le Vallon de Marqueton boisé, qui a été aménagé en Parc acrobanches.
Nous traversons cette forêt magnifique de chênes, de marronniers et de pins maritimes. Après 200 m sur la droite, une 1ère carrière, la montée sans difficulté se poursuit jusqu’au Grangeon de Marcel, une petite cabane restaurée. Poursuivre encore 300 m environ, puis prendre à droite le sentier sur la crête, à travers une forêt de pins maritimes, tapit de bruyères et de cistes. Puis l’on descend jusqu’à la piste goudronnée des Peirollets, contourner la ferme et continuer la descente, au lieu-dit « La France ». A la hauteur d’une serre sur les hauteurs à droite, prendre le sentier qui y monte et s’enfoncer, 20m avant, à gauche, par le sentier dans le bois, qui serpente et arrive aux nombreuses anciennes carrières d’exploitation d’ocre, du lieu-dit « Le Sablon », près de la station de pompage. En faisant le tour des sentiers quadrillant le lieu, plus au Nord, vous découvrirez des montagnes d’ocres aux couleurs qui rappellent celles du Colorado Provençal. Certes, le site est moins spectaculaire, mais vous découvrirez le travail d’artistes amateurs, qui ont décoré ces dunes et falaises colorées, même si elles n’atteignent pas la hauteur de celles de Rustrel. Par contre, après l’abandon de l’exploitation, curieusement, le pin maritime a pris possession du terrain. La forêt originelle constituée de chênes, commence à se reconstituer. Après avoir débouché dans une prairie, prendre la piste plein Sud, à droite, et longer le grillage de la propriété, gravir la petite colline par le sentier sous les pins, sur 50m puis prendre à gauche, ou nous découvrons le site d’exploitation des ocres de Sablon. De l’extraction au lavage des sables ocreux, en passant par la décantation et le séchage, puis le broyage, la cuisson et le conditionnement, vous y découvrirez : les anciennes rigoles avec leurs batardeaux, où se déposait le sable, la cuve du malaxeur qui permettait d obtenir une boue liquide, le puits de réserve d eau de 8m de profondeur, le bassin de décantation entouré de dalles de pierre, et les restes d’anciennes conduites d amenée d eau.
De là, redescendre dans la prairie par le sentier pour rejoindre la piste, au point 236, ou nous croiserons un troupeau de brebis. Prendre à droite et 100 m après, un cabanon en ruines, prendre le sentier à gauche, qui s’enfile dans un petit vallon boisé, 50 m plus loin, prendre à droite, et vous entrez dans le Vallat des Sitos, très haut en couleurs, là c’est l’ocre rouge et pourpre qui domine. C’est un petit canyon étroit, qui se faufile sur 250 m, ou nous découvrirons de nombreuses sculptures et gravures sur les parois, avant d’arriver à un petit cirque avec une source aux concrétions calcaires recouverte de fougères. Un pan de la falaise est recouvert de plantes grimpantes qui donnent l’impression d’une cascade dévalant la falaise. C’est un lieu magique, silencieux, sans issue, le bout de ce petit monde. Retour par le même chemin, et rejoindre la piste du Vallat de Naye, dans le bois au 1er croisement prendre en face et non à gauche (circuit de quad, moto-cross), 150 m plus loin dans le creux du vallon prendre légèrement à gauche en quittant la piste et prendre le sentier du Vallat, qui nous mènera aux carrières d’ocre jaune, du Vallat de Naye. Là, sur la gauche, des artistes graveurs et sculpteurs s’en sont donnés à cœur joie. C’est un aller-retour, puis à droite, en contournant par le pied de falaises d’ocre d’une vingtaine de mètres, nous découvrirons de nombreuses galeries d’extraction d’ocre. Au bout, nous remontons le talus, où nous rejoignons la piste. Poursuivre encore 200 m, avant de trouver à gauche en contrebas du sentier, l’entrée des galeries des mines d’exploitation de l’ocre des Rostides. Nous déjeunerons au soleil, près du site, devant les « vignes du seigneur ». Il est 12h15 et après cette pause réconfortante, nous allons explorer ce site partiellement caché par la végétation qui est exceptionnel. Un projecteur est indispensable, mais attention de ne pas vous perdre dans ce véritable labyrinthe de galeries souterraines croisées, car une fois dedans, on ne voit pas la sortie. Alors soyez très prudents. Après une petite exploration des 2 galeries principales, la plus profonde mesure une centaine de mètres. C’est une véritable œuvre d’art, qu’ont laissé les ouvriers, qui ont creusé ce damier de galeries numérotées, encore en excellent état, sans coffrage, ni étayage intérieur, et qui sont aujourd’hui, après 1 siècle à l’abandon, encore en excellent état de conservation. Nous poursuivrons le sentier à travers bois, et juste avant de rejoindre la petite route des Rostides, sur la droite, un cabanon de pierre restauré en bordure d’une oliveraie. Traversée du hameau des Rostides, une belle propriété sur la droite de la route avec un très beau puits-borie-fontaine. Beau point de vue sur Villes-sur-Ozon en contrebas, à la 2ème épingle, traverser la carrière d’ocre rouge et prendre le sentier en face, un peu plus long que la route, mais plus agréable à travers une forêt de pins maritimes, puis d’oliviers et de cerisiers, avec de beaux points de vues sur le Ventoux, et les Dentelles de Montmirail. Traverser la piste de Belle Combe, et prendre la direction du Gite rural, que nous atteindrons à l’homme de pierre. Le contourner par la gauche par le hameau des Sourds, fleuri, au milieu d’oliviers et d’arbousiers, puis descente en sous-bois. Dans le creux, prendre le sentier de gauche, parallèle au Vallat de Font Nouvelle, dans un bois de chênes, plus loin un panneau sentier privé, mais poursuivre. Au bout, prendre à droite, traverser le Vallat, ou une citerne (style piscine) récupère l’eau du ru, prendre rive droite, passer devant 2 garages agricoles, puis en dessous de la Ferme des Rassades. Ça fleure bon, les néfliers en fleurs, et le cadre est sublime avec le vallon entouré par la forêt. 300 m plus bas, prendre à droite une piste qui rejoint le plateau et l’immense carrière d’ocre à ciel ouvert de Parandier, entourée de verdure et de pins maritimes. Redescendre dans le Vallon de Maupas, par la piste en face de la carrière, et 300 m plus bas, sur votre droite, vous découvrirez les magnifiques falaises rocheuses ocrées, des Clauses, au milieu d’une forêt de pins maritimes. Rapprochez-vous, du pied des falaises, c’est un vrai bijou, l’érosion et le gel, y ont fait un vrai travail d’orfèvre. Encore 300m et vous atteindrez la route et l’ancien pont des Salettes. Prendre à droite, monter la côte, puis le sentier à gauche, vous rejoindrez les ruines d’un maset et son puits-borie, en bordure de vignobles que nous traverserons, pour rejoindre le lac des Salettes (en été baignade, parcours dans les arbres, balades), avec ses canards et sa belle plage de sable blanc, étonnant non ? Magnifique point de vue sur le Ventoux enneigé.
Fin de la randonnée, il est 16h00.
Très belle journée hivernale, un ciel bleu azur, fraîche -2°c au départ, chaude au retour +12°c, pour une fin janvier, c’est exceptionnel, haute en couleurs, au pays des ocres.